Lundi 5 novembre 2012

45 km

Vielle sur Gironde

N 43°57,158' W 1°21,740'

10 m

Jour 37 – Vielle sur Gironde

Fanch : Nos dérailleurs déconnent, la synchronisation de notre site aussi. On aimerait tout les deux avancer plus vite, descendre plus au sud, être plus efficaces dans notre organisation, nos déplacement, notre travail. Les journées sont courtes, la fatigue et le bivouac ne nous permettent d’avoir que très peu de temps le soir, pour bosser.

Travailler ou pédaler? Il faut choisir. Ce matin, Barth profite d’une connexion internet dans un petit hôtel encore ouvert (mais vide) pour résoudre notre pépin numérique qui ne sera malheureusement pas réglé aujourd’hui. Un coup dans l’eau. La mâtinée s’évapore trop vite, il est temps pour nous de quitter Contis Plage pour aller de l’avant en espérant que la suite de la journée soit un peu plus productive. 20 kilomètre plus au sud, nous faisons halte dans une énième station balnéaire similaire à celles décrit hier (jour 36) mais qui pourrai bien en être le paroxysme. Les rues sont désertes, et le sable balayé par les vents d’ouest recouvre non nonchalamment le bitume noir. Par en droit la route disparaît complètement. Les quelques baraques de bois enracinées face à l’océan, se perdent dans un sable fin vierge de toute empreinte. Ce paysage rappel étrangement celui des stations de ski, au petit matin, après une nuit de neige, mais les montagnes en moins. A l’extrémité ouest de la rue principal, une plage gigantesque se perd à droite comme à gauche dans une horizon saturée d’embruns et demeure magnifiquement vide. Un chien passe, la tête baissée, sans dieu ni maître comme s’il était le gardien de ce lieu extraordinaire. Le vent souffle et le plan d’eau lui rend honneur. Barth sort l’appareil vidéo et moi l’enregistreur, ça tourne, silence…

Barth : Les journées passent vite. Quelques rayons de soleil dans le vent qui se déchaine ce matin. Rangement et tentative de réparation de nos dérailleurs. Café offert par la patronne de l’hotel de la Plage et tchat avec George pour gérer le problème de synchro. Il me dit qu’il prend le temps de jeter un oeil le soir même!

Il est midi quand on enchaine les premiers 20 kms de la journée jusqu’à une ville fantome dans les dunes qui nous inspire un second Haiku.

On mangera à Leon après avoir fait les courses, mais il est 17h en fait… Lait renversé dans le sac, pot du caramel au beurre salé explosé sur le bitume, le tout entre deux pluies diluviennes, je craque un peu et il faut au moins un chocolat chaud pour se remettre, avant de refaire quelques kilomètres pour trouver refuge sous le porche d’une mediathèque…



 

Haiku 002 – Tumbleweed

Pour ne rien manquer, nous vous conseillons l’usage d’un casque audio pour le visionnage de cette vidéo.