Dimanche 6 octobre 2013

0 km

Paseo de la Reforma

N 19°25,262' W 99°11,450'

2265 m

Jour 372 – Paseo de la Reforma

Fanch : L’évènement marquant du jour se trouve être, évidemment, le show d’Amon Tobin. Je l’ai manqué de peu, il y a un peu plus d’un ans alors qu’il présentait à Rennes son ambitieux spectacle ISAM issu d’une collaboration avec l’artiste Tessa Farmer.

Alors, pourquoi suis autant satisfait?
Premièrement parce qu’Amon Tobin est selon moi l’un des génie de le musique électronique de notre temps. Sa pratique évolutive se situe aujourd’hui entre recherches acoustiques, bruitisme de synthèse, Drum’n’Basse, breakcore et l’on devine encore la petite touche jazzy qu’il affecte tant. Son “beat” est une sculpture sur lequel “l’écouteur” devient malgré lui danseur.

Deuxièmement parce que sa collaboration avec Tessa Farmer a donné naissance à un spectacle audiovisuel de qualité ou la notion de synesthésie prend forme physiquement (à mon plus grand bonheur). Via une technique particulière de vidéo projection, le vidéo mapping, qui en deux mots consiste à projeter des images animées sur un volume (et non plus sur une surface) la scénographie est virtualisé. D’accord mais le “voyage” en vaut largement la peine. En quelques minutes, je rentre dans le son, dans la lumière, perds pied, la frontière qui separt le réel du virtuel se floute, celle entre le son de l’image aussi. Plus qu’un spectacle “son et lumière” terme qui a tendance a vieillir bien vite, ISAM est une réel expérience physique.

Je ne m’attarde pas (j’aimerai bien pourtant) mais je vous conseil vivement d’aller jeter un coup d’œil par là, au moins par curiosité.

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Barth : Dimanche repos, un soupçon de boulot et rendez-vous chez Lalu le soir pour aller ensemble au concert d’Amon Tobin que nous avons décidé de nous offrir pour arroser nos un an et la quasi-fin de cette période étrange.

Les orages qui font leur tournée du soir sur Mexico semblent bien vouloir épargner la scène en plein air où nous nous trouvons et le spectacle commence après une longue attente à la mexicaine. De grosses basses solidifient l’air en guise d’introduction et le rideau se lève sur un écran constitué de cubes sur lesquels est projeté un mapping vidéo plutôt chiadé. Et c’est parti pour un voyage dans le son et l’image de presque deux heures, un peu dur physiquement mais le spectacle était tout de même bluffant !