Jeudi 10 octobre 2012

0 km

Central Del Pueblo

N 19°26,264' W 99°07,567'

2229 m

Jour 376 – Central Del Pueblo

Fanch : Je profite d’être seul à la Casa Biciteka pour sortir ma flûte avec qui je n’ai pas conversé depuis fort longtemps. Cela s’impose comme une nécessité, comme un besoin. Quand je joue seul, au bout d’un certain temps (une demi-heure environ), une alchimie électrochimique libère je ne sais quel substance qui inonde alors mon cerveau, puis une porte s’ouvre qui me permet de m’échapper ailleurs, dans un univers proche de celui des rêves. C’est un monde ou les pensées du quotidien sont bel est bien présentes mais leur organisation est tel qu’elles en perdent leur valeurs réelles. Elles s’agencent selon un ordre dicté par le subconscient ce qui a tendance à plaire à mon conscient (qui est le premier spectateur de ce phénomène). Des concepts insaisissables naissent, la majorité du temps je les laisses filer mais il m’arrive parfois de m’en amuser, de jouer avec, mais très vite, avant de les décortiquer complètement, je leur rends leur liberté. Les notions d’espace et de temps disparaissent rapidement et finalement, ce qui m’importe n’est pas de faire de la belle musique, c’est de chercher et de trouver les notes qui me permettrons de prolonger le “trip”.

Enfin bref pendant que Barth bosse sur le passé en montant les dernières vidéos africaines, j’entame le futur avec quelques bidouillages électroniques que nous déposerons sur la route des States…

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Barth : Il faut déjà refaire la mise à jour du site. Fanch avait fait sa partie la veille avant de filer, il ne me reste donc qu’à finaliser et à intégrer quelques nouveaux articles dans la rubrique « acteurs ». Interrompu par quelques discussions avec Diego qui est en train de préparer sa malle en vue de son départ le lendemain pour une tournée dans le nord du pays, j’y passe un peu plus de temps que prévu. L’accent argentin de Diego m’amuse beaucoup et je m’étonne d’arriver à le comprendre aussi bien. Sans doute le fait de passer la moitié de l’année en Espagne qui atténue un peu l’effet, mais tout de même cette façon de de prononcer les « ll » et « y » en « ch », il fallait l’inventer !

Après un rapide dîner en compagnie d’Oscar et Nathalie fatigués par leur semaine de boulot, et Diego étant sorti dîner avec d’autres amis, je retrouve le niveau de concentration adéquat pour une nouvelle immersion en compagnie de nos anciennes rencontres africaines, jusque tard comme toujours…