Vendredi 18 octobre 2013

0 km

Calle Bélgica

N 19°22,946' W 99°08,425'

2242 m

Jour 384 – Calle Bélgica

Fanch : Debout, c’est l’heure des courses… Quoi, encore les courses! Et bien oui, nous nous sommes engagés, à préparer une raclette pour remercier nos hôtes de l’exceptionnelle hospitalité qu’ils nous ont offert ces derniers temps, deux mois presque que nous habitons chez eux, c’est la moindre des choses.

Une raclette et bien oui, ça peut paraître étrange mais à Mexico aussi c’est possible. Mais ici, elle se mérite un peu plus qu’en France car dans un premier temps il faut aller la chercher quelque part dans un marché du centre ville et dans un second temps, il faut accepter de payer le prix fort sachant que la douane mexicaine applique une taxe de 110% ce genre de produit. Ça reste exceptionnel, on est d’accord… Je me lève donc relativement tôt pour rejoindre Nathalie dans le centre historique ou nous trouverons le fameux fromage. Le temps de grignoter un bout et la journée est déjà bien entamée. J’aimerai seulement être plus efficace qu’hier…

Je parviens finalement à me mettre au boulot. Au programme, écritures des textes pour Ex-Situ et pour les la galerie des Objets Libres. Et rapidement, il fait nuit ce qui annonce l’heure de cuire les patates!

Je n’avais certes pas placé la barre haute mais ma mission écriture de l’après-midi est accomplie. Je regrette seulement de n’avoir pas eu le temps de faire la mise a jour du carnet de bord avant de savourer le menu gourmet la tête vide. Tête plein ou pas, je regarde fondre lentement le fromage et savoure pleinement ma chance de manger une raclette a Mexico, c’est atypique et tellement bon…

Nous reprenons le travail à minuit, la motivation n’est pas à son comble mais il faut avancer car demain une grosse journée nous est réservée. Il est 2h16, Barth est encore en train de bosser quand je ferme l’ordinateur…

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Barth : Rien ne va plus aujourd’hui… La raclette de la veille fut l’écart de trop que je ne pouvais me permettre dans mon état de fatigue avancé. Gros coup de barre donc, physique tout d’abord, et moral car le dilemme qui me fait face me désespère un peu. J’ai vraiment hâte d’en avoir fini avec ces phase de mise à jour du boulot, mais mon corps me réclame une pause. je sais que je dois l’écouter, mais je sais aussi que je pourrais véritablement me reposer une fois la tête vide, et loin de la mégalopole mexicaine. Quoiqu’il en soit, je n’ai plus le choix, je dois souffler…

La journée s’écoule donc dans une ambiance de repos. Je trouverais juste le courage de synchroniser une nouvelle fois notre site internet pour assurer la continuation des publications, après que Fanch se soit éclipsé pour aller prendre des nouvelles de l’organisation de la soirée de samedi à Casa Biciteka. Le tournage du portrait d’Oscar et Nathalie ainsi que du futur Checkpoint sont donc reportés, et notre départ de Mexico également de quelques jours… Marre…

Finalement le soir j’ai l’impression de me sentir un peu mieux et décide donc d’accompagner Oscar, Nathalie et Kim qui passe sa dernière soirée à Mexico, pour un petit resto asiatique qui me redonne un peu le moral. Mais ce n’était peut-être pas si raisonnable car je me couche tard encore une fois.

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