Samedi 19 octobre 2013

0 km

Calle Presidentes

N 19°22,319' W 99°08,507'

2241 m

Jour 385 – Calle Presidentes

Barth : Ce n’est toujours pas la grande forme au réveil… Fanch est de retour en vue de faire au moins un des deux tournages prévus, mais mon corps n’a toujours pas l’air d’accord pour se remettre au boulot, et j’ai vraiment décider de ne pas forcer. Une séance de shiatsu vient donner raison à cette décision en me débranchant complètement pour trois heures de sommeil vraiment réparateur… Je n’avais aucune idée de ce qu’était le Shiatsu avant de rencontrer Oscar et Nathalie, et je dois avouer que je suis impressionné par les effets de cette thérapie. Il faut du temps pour apprendre cette pratique, et je me suis mis dans un coin de la tête de prendre ce temps là un jour.. Sans doute après notre retour…

A mon réveil, la journée est déjà bien entamée. Les orages grondent dans le ciel lourd de Mexico et la pluie ne tarde pas à refroidir l’atmosphère. Mais après avoir avaler un repas frugal, je me sens mieux tout de même, et nous décidons de tourner le portrait d’oscar et Nathalie, en intérieur, en lumière artificielle. Tout se passe bien, et la discussion aurait pu durer toute la soirée, mais il est l’heure d’aller à la Central pour organiser un peu les choses. Fanch part en éclaireur, et nous le rejoignons un peu plus tard accompagnés de Marie, une amie de Nathalie. Il pleut des cordes et il fait sombre quand nous débarquons enfin à Casa Biciteka. Sergio, Manuel, Cesar sont là, avec Fanch bien sûr, le barbecue est prêt à être démarré, on peut commencer !

Au fil des heures nos amis arrivent les uns après les autres.. Lalu, Maria, Roxanna accompagnée de sa sœur, Victor et sa copine, Nofun et Charlotte, José et Lola et une autre amie, et pour mon immense surprise, Cécile, Jean-Baptiste et leur petit Victor, des amis de France que je n’avais pas vu depuis de nombreuses années et qui viennent d’arriver à Mexico pour trois semaines de vacances ! Contactés en dernière minute via Facebook qui m’avait averti de leur présence ici, je ne m’attendais vraiment pas à les voir débarquer. Et les amis chez qui ils logent en ce moment habitent à Portales, à quelques centaines de mètres à peine de la maison d’Oscar et Nathalie ! Je me répète, mais vraiment le monde est petit… C’est donc une chouette soirée, rassemblant des gens d’origines et milieu sociaux très variés avec comme liens principaux la francophonie et le vélo urbain à Mexico. Je regrette juste que nous n’ayons pas réussi à prévenir Ruben à temps, et quelques autres rencontres manquaient à l’appel, mais c’était tout de même incroyable d’arriver à réunir autant de monde qui ne se serait sans doute jamais vu autrement.

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Fanch : De bonne heure, En route direction Portales.

J’espère sincèrement que Barth à pris le temps de se reposer. En arrivant, je le découvre se réveillant à peine et ça n’a pas l’air d’aller mieux qu’hier… Mais bon les levés de mon compagnon sont parfois trompeur et son état s’améliorera certainement au cours de la journée sans compté que Nathalie lui offrira une belle séance de shiatsu suivit d’une petite sieste supplémentaire…
Il est déjà tard et concernant le boulot, ça n’a pas trop avancé. Je suis revenu spécialement pour enregistrer notre entretien avec Oscar et Nathalie, finalement nous nous y mettons, silence, ça tourne.

L’entrevue terminée, je n’attend pas Nathalie, Oscar et Barth qui me rejoindrons un peu plus tard (quand ils seront prêts), je fonce rejoindre Sergio et Cesar à la Central pour préparer le barbecue. Le jour J approchant (et même si la date n’est pas encore fixée) ce soir c’est notre fiesta de (presque) départ! Il est temps pour nous de rassembler nos rencontres mexicaines pour un au revoir collectif. Je suis ravis de revoir, Victor, Jose et les autres que nous n’avions pas côtoyé depuis un moment, mais étrangement, je n’arrive pas à me dire que c’est une soirée d’adieu. Je ne ressent pas l’émotion à laquelle je m’était pourtant préparée. En y réfléchissant d’avantage, je n’ai semble-t-il pas l’impression de me préparer à un nouveau départ. Peut être que c’est mieux ainsi non? Nous sommes encore là, et je crois bien que personne ici ne pense que nous partirons un jour…