Mercredi 7 novembre 2012

35 km

Anglet, plage des Océanides

N 43°29,737' W 1°32,769'

-1 m

Jour 39 – Anglet, plage des Océanides

Barth : Je manque un lever de soleil sur une mer de vagues et de brume envahie de surfeurs. Mais ce n’est pas comme si je n’avais pas d’excuse..

Après un petit déjeuner copieux (grâce aux talents patissiers de ma dulcinée !), nous filons sur nos montures direction Anglet pour que je puisse enfin tester et relancer la publication automatique sur le site avant de prendre quelques jours de vacances. Anaïs nous précède en voiture avec une bonne partie des bagages. Nous mettons un peu de temps à traverser le terrain de golf sur une promenade en bois interdite aux vélos, et encore un peu à trouver un bistrot avec wifi. Finalement nous aterrissons à l’Atrium où je peux enfin résoudre le bug de notre site. Merci encore George pour ton efficacité et merci Anaïs pour ta patience.

Comme la veille, les Fanchs sont partis trouver un lieu pour le soir. Nous les retrouvons donc devant l’immense hôtel de Belambra pour partager une bouteille de moêlleux et un délicieux salé aux lentilles made in Fanch. Le froid ne m’empêchera pas de me laver à une des douches de plage. L’eau froide paraît tiède dans les courants d’air glacés et une fois sec, quel plaisir de sentir ma peau bruler… Bref, je suis pesque sur mon 31 pour aller boire un verre en amoureux à Bayonne, à une terrasse déserte et avec une répétition de fanfare en fond sonore. So basque !

Fanch : J’ai besoin d’un peu de temps pour reprendre mais esprits ce matin car la nuit fut intensément… fraîche. N’ayant pas très bien dormis, j’aurais aimé ne pas avoir à sortir de mon nid mais, j’entends (aux aurores) la voix de Fanchic qui me souffle « Vas-y Fanch, lèves toi, c’est trop beau, les vagues! » et ce fut l’unique raison capable de m’extraire du lit. Effectivement, c’est grandiose. La houle forme des lignes horizontales qui se déclinent à l’infinie. En arrivant sur le rivage, elle se transforme en vagues qui creusent et déroulent parfaitement, à droite comme à gauche. L’océan avec une température largement supérieur à celle de l’air génère une brume moutonneuse et le tout se transforme en paysage surréaliste. Je ne suis pas réveillé, je rêve encore, ou pas.

Direction Anglet, un autre spot connu des surfeur dont les photos quotidiennement publiées sur le site « surfreport » m’ont souvent rendu envieux. Il est 15H, Barth communique avec George pour régler certains soucis techniques concernant le site de Geocyclab pendant qu’avec Fanchic, nous partons repérer une planque nocturne. C’est encore au son des vagues que nous nous endormirons ce soir.

Fanchic : Nous sommes récompensés de la période glaciaire qui a sévit durant la nuit. Réveillés par les exclamations enthousiastes des surfeurs qui découvrent l’océan, j’émerge encore transis. Le spectacle est somptueux, des nuages de brume s’élèvent en fumerolle au dessus des flots, laissant deviner un swell parfait qui semble surgir indéfiniment de l’immensité. J’en deviens lyrique mais le paysage m’y invite.

Nous restons avec Fanch contempler le ballet des surfeurs et de l’océan jusqu’au réveil de Barth et d’Anaïs (arrivée pendant la nuit). Ils nous gratifient d’un vrai café (j’approche de l’extase) et de gâteaux maisons.

En repensant à ma balade en solitaire entre Bordeaux et Toulouse, je valide mon hypothèse du vélo couché instrument de socialisation. Car chaque pause est l’occasion d’un échange, d’une rencontre. Or seul sur mon vélo classique et ben… Je le suis resté ! Alors petit conseil aux âmes solitaires (matou…) : achetez un vélo couché !!!