Mardi 29 octobre 2013

10 km

Central del Norte

N 19°28,561' W 99°08,287'

2239 m

Jour 395 – Central del Norte

Barth : Une fois debout, le programme de la matinée est tout tracé d’avance : faire un dernier coup de tri dans les affaires et boucler les sacs le plus tôt possible pour profiter de nos dernières heures à Mexico. Sergio ne tarde pas à débarquer, suivi de près par Lalu qui cherche désespérément de l’argent pour payer son déménagement et un endroit pour caser son chien pendant une semaine. Un peu avant quatorze heures, nous sommes fin prêts pour l’arrivée d’Oscar et Nathalie accompagnés de Diego avec qui nous partons déjeuner. Finalement Sergio se joint à nous pour un repas bien diététique au centre Krishna que nous n’avions pas vraiment repéré auparavant..! Le ventre plein, il est temps de faire nos aux-revoir à Oscar et Nathalie, encore une fois avec beaucoup d’émotion et la promesse de se revoir un jour ici ou ailleurs… Merci encore à vous deux pour votre incroyable hospitalité, et tout ce que nous avons partagé ensemble !

De retour à l’atelier, une courte sieste s’organise spontanément, mais il est déjà l’heure de décoller, avant que la pluie ne vienne tout compliquer. Un dernier tour dans la Centrale pour saluer Octavio, Camillo et tout le petit monde et nous voilà dans les rues de Mexico, sur nos montures chargées comme au bon vieux temps et escortés par Sergio et Cesar qui nous font gagner un temps précieux pour rejoindre la central de bus del norte. Tout se passe comme sur des roulettes, nous sommes à l’heure pour embarquer, pas de supplément à payer pour les vélos, et le temps de faire nos derniers adieux aux deux compères de Biciteka qui cachent tant bien que mal leur tristesse… Promis Sergio, si un jour je suis riche, j’inviterais tout le monde en France pour una pura fiesta !

Ensuite, c’est la nuit, la pluie et les lueurs de la ville à travers le pare-brise de notre car, et le sommeil qui sans parvenir à véritablement s’installer, se fait de plus en plus pressant…

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Fanch : Nous nous levons tôt pour faire un petit coup de ménage sur la mezzanine, rassembler, trier et empaqueter nos affaires. Je crois que c’est bon, il est bientôt 14 heure et nous sommes tout deux près au départ. Mais avant toute chose, nous avons rendez vous avec Oscar, Nathalie et Diego, leur amis argentino-basque pour un dernier déjeuner en leur compagnie. C’est bon et appréciable de prendre le temps de bavarder devant une comida corida végétarienne pour le plus grand plaisir d’Oscar et des autres aussi, enfin bref, les adieux arrivent, étape importante que je ne sais jamais trop comment gérer émotionnellement. Je pense que je m’en sort bien mais ces deux là vont nous manquer énormément, c’est certain. Merci Oscar, merci Nathalie pour votre accueil que nous n’oublierons jamais, pour votre simplicité, votre générosité et votre gentillesse. Nous ne nous connaissions pas auparavant et vous nous avez accueillis ces deux derniers mois (au moins) comme si nous étions amis depuis toujours… Merci.

Le temps de récupérer de nos émotions et d’harnacher notre paquetage sur nos bécanes et il est temps de prendre la route en direction de la station d’autobus, le point de recommencent. Je regarde derrière moi pour être sûr de ne rien avoir oublié et j’en profite pour saluer la mezzanine qui paraît dorénavant vide sans nos sacoches. Et c’est parti pour un ultime rodada à Mexico, accompagnées par nos deux guides préférés, Sergio et notre jeune ami Cesar… Et j’ai déjà la tête plein de nostalgie.

La Central del Norte a tout d’un aéroport, c’est juste une immense station d’autobus. Arrivés au scanner, la cérémonie des adieux se répète. Au revoir Cesar, adios pinche Sergio, c’est promis, nous nous reverrons un jour carnalitos, ici ou là bas, je tiendrai ma parole et toute les personnes qui liront le jour 395 de notre carnet de bord en seront les témoins! Adios pinches weys, nos vemos en un rato…

Ma légère appréhension concernant le chargement de nos vélos dans la soute du bus se dissipe rapidement, tout se passe bien et nous voilà, enfin, en route vers de nouvelles surprises… Mon cœur est à présent partagé entre la tristesse de quitter celle ville de fou et l’excitation de découvrir ce que le lever du soleil nous réserve. Ce soir, je m’endormirai songeur…