Jeudi 31 octobre 2013

30 km

Musée de la baleine, La Paz

N 24°08,836' W 110°19,092'

23 m

Jour 397 – Musée de la baleine, La Paz

Barth : Dès que j’aperçois les premières lueurs du jour à travers le hublot, je me précipite dehors dans l’espoir de découvrir le banc de dauphins que Marcos nous avait annoncé la veille, mais les dauphins, c’est comme la météo, ce n’est pas une science exacte, ce ne sera pas pour cette fois.. Cependant le paysage vaut le coup d’œil tout de même ! Notre bateau longe la côte de Basse-Californie qui parait déserte. Des petites montagnes retiennent les gros nuages d’une dépression passée qui dans le soleil levant forment un décor impressionnant…

Le débarquement au port de La Paz prend un peu de temps entre la recherche de la sortie au milieu de la valse des poids-lourds et un contrôle des douanes qui nous laisse perplexes, et finalement nous entamons vers 11 heures nos premiers kilomètres de voyage à vélo sur le sol mexicain. Une grosse quinzaine pour rejoindre la ville de La Paz, mais sous un soleil de plomb qui nous vaudra nos premiers coups de soleil après notre « hiver » citadin. Le paysage est particulier, entre la mangrove, les champs de cactus, les petites plages et peu à peu les installations touristiques et industrielles qui annoncent notre arrivée en ville. Fatigue, faim, chaleur, la pause est obligatoire à l’ombre d’une loncheria ou nous dégustons une bonne assiette de poisson, avant de prendre le temps de terminer l’écritures de quelques cartes postales pour nos rencontres en Europe et en Afrique. Reste à trouver la poste et faire quelques courses avant de sortir le plus loin possible de la ville pour trouver un coin tranquille pour la nuit…

La poste est ouverte, et vide, l’envoi des cartes se fait donc très rapidement.. Mais en sortant de l’office nous sommes abordé par Frank qui nous fait comprendre en quelques minutes que nous ne ferons pas plus de kilomètres aujourd’hui. Lui, sa femme Suzana et Elti un autre ami, sont membres du collectif BCSicletos qui est l’équivalent de Bicitekas à La Paz ! Plus fort encore, nous avions rencontré le frère d’Elti lors de la présentation de Geocyclab à la casa Biciteka début août ! Décidément, le réseau des cyclistes mexicains est très bien organisé et avec un peu de providence les rencontres semblent incontournables !

Nous restons donc à La Paz, pour passer la nuit chez Frank et Suzana et aider toute la petite banda à installer une exposition mettant en scène une bicyclette blanche en hommage aux cyclistes accidentés cette année et à l’occasion de la noche de los muertos qui commence le lendemain. Malgrè la fatigue, nous passons une chouette soirée pleine de rencontres, avant d’avaler un rapide dîner, de prendre une douche salvatrice et de nous effondrer de sommeil…

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Fanch : Il est 6 heures, je me réveille en grelottant de tout mon corps et sors de cette salle sur-climatisée pour me rendre sur le pont. Le soleil se lève dans le sillage de notre embarcation qui n’a pas changé de cap depuis hier,soir. Terre en vu! La Baja California se dévoile sauvage, montagneuse et en observant ses collines jaunâtre mourir dans l’océan je ne peux que me rappeler certain paysage du Conemara, avec 20 degrés en plus. Le spectacle est intense, mais je manque de sommeil et opte pour une fin de nuit sur un des bancs de plastique usés par les embruns. Barth me sort de mes rêves une heure plus tard pour boire un café tout en admirant ce que la nature est en train de nous offrir.

Après avoir dis au revoir à Juan-Cargos, Macros, Arthuro et à Luis, nous débarquons sur le continent pour rouler nos premiers mètres sur la péninsule de la Basse California mais sommes rapidement déconcertés par un contrôle douanier. Rien à signaler certes mais ce genre d’entrevues ne m’a jamais fait sourire. Allez hop c’est bon, on dégage d’ici…

Je suis tout d’abord surpris par la distance qui nous sépare de La Paz, ville ou nous pensions débarquer, il se trouve qu’elle se situe à 17 kilomètres plus loin. Le soleil cogne déjà fort quand nous attaquons notre première montée depuis… Depuis le Maroc! Mais le panoramique est exceptionnel, nous pédalons entre les cactus (2,3,4 mètres de haut, peut être plus) sur un de ces flanc de colline qui plonge dans les eaux turquoises. C’est beau! Mais c’est chaud! Enfin, on ne se plaindra pas et la chaleur est une des contraintes du voyage à vélo que nous avons auparavant expérimenté.

La Paz, aux alentours de 11h. Geocyclab a reprit du service. Pommés, nous ne savons pas vraiment ou aller ni par quoi commencer. C’est pourtant simple, manger, passer à la poste puis faire quelques courses alimentaire. Manger, c’est facile et bon marché (3 euros pour un copieux filet de poisson) mais il faut aussi finir d’écrire les cartes postales puis trouver la poste. Ok, ça c’est fait. Il ne reste plus que les courses mais, en sortant de la poste, nous rencontrons Franck, Suzana et Elti, activistes vélocyclistes de La Paz, trois amis de vous savez qui? De l’équipe de la Casa Bicitekas. Étonnant? Non, pas vraiment, plus maintenant en tout cas. Quoi qu’il en soit, nous sommes invités à dormir chez Franck et Suzana. Mais avant toute chose, direction la place du théâtre ou l’on se prépare activement à fêter le jour des morts (on ne dit pas Halloween ici)… Nous sommes donc tout deux embauché pour aider le collectif à mettre en place une micro scénographie dont l’élément principal se trouve être un vélo blanc, j’ai déjà vu ça quelque part. Et voilà, nous ne sommes ici que depuis quelques heure et déjà, nous rencontrons la banda des cyclistes urbain apparemment aussi motivée que nos amis de Mexico…

La soirée se termine doucement, autour de hot-dogs mexicanos (ça change un peu des tacos) en compagnie de nos futurs hôte… Une journée bien remplie…

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Elti (en vert)

Elti (en vert)

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Suzana

Suzana

Frank

Frank