Jeudi 8 novembre 2012

15 km

Anglet

N 43°29,737' W 1°32,769'

-1 m

Jour 40 – Anglet

Fanchic : Nous nous réveillons au pied de l’hôtel Belambra, du bel ouvrage qui défigure magnifiquement la côte d’Anglet. Les premiers promeneurs déambulent devant notre « camp de base ». Ils pressent le pas à notre hauteur, sans un bonjour ni un regard. Je me dis qu’il faudrait mettre en évidence les vélos couchés, en lieu et place de mon sac de couchage qui sèche sur une balustrade. Nous passerions du statut de vagabond interlope et vaguement menaçant à celui de curiosité sportive, encore une fois le poids de l’imaginaire collectif…

Dans le restaurant ou nous nous accordons une pause gastronomique, nous rencontrons deux mecs qui s’intéressent à nos vélos. L’un d’eux est photographe, à peine le temps de réagir qu’il nous met en contact avec le journal sud-ouest et une agence photo de Rennes.

Une pêche improductive (comme toujours, je commence à déprimer…) et une baignade plus tard, nous discutons avec le journaliste (low cost, c’est comme ça qu’il se désigne) qui nous annonce un article dans le journal de lundi.

La nuit est déjà tombée, nous traversons Biarritz de nuit, longeant la côte parsemée d’hôtels luxueux. Nous choisissons le plus onéreux, le « chiotte public », cinq étoiles amplement justifiées par sa vue sur mer, l’accès au lavabo et un service d’électricité 24H/24H.

Barth : Le réveil tardif est un peu compliqué entre les travaux qui commencent sur le parking d’à côté et le manège des voitures qui viennent se poser quelques minutes face à la mer avant de repartir sans même avoir posé le pied à terre ni même parfois coupé le moteur… Nous retrouvons les Fanchs qui bossent sur l’ordi depuis le petit matin à l’Atrium, pour un café qui enchaine sur un restaurant en plein soleil ! Je me retrouve mis en contact au téléphone avec une agence de photo en Bretagne qui pourrait peut-être nous acheter quelques images… Affaire à suivre !

Après nous être donné rendez-vous dimanche prochain à San Sebastian, je quitte donc l’atelier nomade pour quelques jours en compagnie d’Anaïs. Promenade à Biarritz avec halte obligatoire à l’atelier du chocolat, coucher de soleil sur la petite plage encaissée de Bidart et délicieuse pizzeria seront les ingrédients cette première soirée de congé.

Fanch : Nous ne somme pas très efficaces ces jour-ci comme si nous voulions profiter de nos derniers instant en France. Fanchic et moi quittons Anaïs que nous ne reverrons pas tout de suite pour rallier San Sebastian ou Barth (qui reste quelques jour en compagnie d’Anaïs) nous rejoindra dimanche si tout ce passe bien. Nous nous organisons pour notre premier passage de frontière. Mais avant de partir, nous avons rendez vous aux alentours de 18h avec un journaliste du Sud Ouest pour lui expliquer les objectifs de Geocyclab. Cela laisse le temps à Fanchic, de sortir son lancer (il reviendra bredouille), et d’une petite mise à jour du carnet de bord en ce qui me concerne.

Je suis assis sur un rocher, l’ordinateur sur les genoux. Le son des vagues me déconcentre, mon esprit jongle entre mes souvenirs que je suis en train de retranscrire et le présent d’une mer scintillante. Une douche froide sur la plage nous redonne un coup de boost pour l’interview puis nous décollons direction Bidart pour y rechercher un logement de fortune. C’est chose faite. Nous dormirons dans un bloc sanitaire (propre) toujours bercés par la rythmique de la houle s’échouant sur la côte des basques .