Dimanche 3 novembre 2013

65 km

Sortie de Santa Rosalia

N 27°23,499' W 112°20,236'

123 m

Jour 400 – Sortie de Santa Rosalia

Fanch : Excepté le contrôle des stups, qui nous ont demandé d’ouvrir l’ensembles à 4 heure ce matin, le trajet en bus s’est plutôt bien déroulé. Santal Rosalia, 7 heures, à peine sortis du bus, alors que nous amarrions nos montures respectives, trois cyclistes espagnols s’arrêtent à notre auteur. Trois potes qui descendent de l’Alaska vers l’argentine en vélo… Un autre beau voyage! Le temps d’échanger quelques tuyaux et les voilà repartis, aussi vite qu’ils sont arrivés et dans l’autre sens évidemment. J’ai quand même pris le temps de noter l’adresse de leur blog, je n’a encore rien vu mais je transmet le lien: Un viaje dos palentinos tres americas

Santal Rosalia est un village curieux sorti tout droit d’un western. Il fut autrefois le port ou débarquèrent de nombreux français venus jusqu’ici pour tenter de dégoter le bon filon. Nous sommes bien loin des citées d’or et pourtant, la ville fut construite pour accueillir les chercheurs de pépites. Aujourd’hui, j’imagine que l’uranium a plus de valeur que l’or, ou peut être que les sols on été dévalisés, quoi qu’il en soit, à part l’architecture d’époque et quelques monument rappelant cette épisode, Santa Rosalia semble être un village des plus paisible. Pas de baston à la sortie du saloon, l’accueil se fait avec le sourire, nous y mangeons un copieux petit déjeuner, avant de faire quelques courses pour la route.

Nous partons alors que le soleil a déjà bien entamé sa course quotidienne. Et rapidement, notre chemin s’éloigne de la côte pour s’enfoncer dans les montagne. Et paf! La reprise est difficile, nous voilà projeté à environs 550 en moins d’une vingtaine de bornes. Nous avions cru comprendre que la route était ponctuée de petits villages avec  le possibilité de se ravitailler mais il n’en est point. On manque d’eau rapidement, la chaleur est intense, ça grimpe et pour corser un peu le tout, un vent sec se lève et il est en notre défaveur. Dur dur, physiquement en tout cas, mais comme pour nous encourager, le décors de notre calvaire est somptueux. Virage après virage, nous découvrons le désert de Vizcaino, les pentes arides du volcan des trois vierges et à mon plus grand bonheur, des cactus par milliers, majestueux et imposants. Un nouvelle flore se dévoile, la faune est plus timide mais tout de même bien présente, à commencer pas ces dizaines de vautour noir à tête rouge qui planent au dessus de tête.

Nous trouvons finalement de quoi nous ravitailler, et cela annonce la fin de l’étape. Nous finissons cette rude et intense journée avec un bivouac dans un décor de carte postale. La nuit tombe rapidement, le ciel sans lune se couvre d’un nuage d’étoile, l’eau chauffe sur le feu… Ce soir c’est nouille chinoises…

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Barth : Une fouille intégrale de notre bus par les douanes vers trois heures du matin a définitivement ruiné mon sommeil déja précaire dans les soubresauts de la route. C’est donc la tête dans le c… que nous procédons au remontage de nos vélos dans l’aube qui illumine déjà Santa Rosalia. Trois cyclistes espagnols partis d’Alaska en direction de l’Argentine viennent interrompre cette cérémonie, l’occasion d’en apprendre un peu plus sur ce qui nous attend, à savoir une grosse grimpette.. Gloups, on avait opté pour le désert en se disant que ce serait plat et donc adapté à notre reprise du pédalage après six mois de sédentarisation, c’est raté !

Mais tout d’abord, trouver un magasin pour faire des provisions d’eau et de nourriture, et avaler un petit déjeuner. La ville est toute petite, l’affaire est vite réglée… Je n’ai pas l’inspiration pour les tacos de tête de vache et me rabat sur une tortas jambon fromage beaucoup plus adéquat… Et c’est parti !

Après avoir longé la côte sur quelques kilomètres, la dite grimpette est au rendez-vous, suivie d’une autre, et plus d’une dernière ! Youpi.. Nous nous rendons vite compte que la carte que nous avons acheté est plus une vue d’artiste que le travail d’un géographe, et comme nous n’avions pas pris beaucoup d’eau en prévision de la grimpette, il nous faudra pousser jusque 50 km au compteur pour trouver un magasin. Le paysage est grandiose, presque lunaire aux abords de l’impressionnant « volcan des trois vierges » et la végétation est essentiellement constituée d’une grande variété de cactus. Mais hélas, la fatigue prend un peu trop le dessus… Il est clair que notre condition physique s’approche de celle que nous avions il y a un an en quittant Quimper, mais le moral et la connaissance de nos bécanes font qu’au final les choses se passent pas trop mal..

Le soleil se couche très tôt, vers 18h30. Nous trouvons juste à temps un chemin qui s’enfonce à travers les cactus et qui nous mène à une place un peu moins pierreuse pour passer la nuit. Montage des tentes, petit feu pour faire chauffer quelques nouilles chinoises, ça faisait longtemps mais les réflexes sont toujours là ! Pas vraiment l’énergie de profiter d’avantage de cette première soirée au grand air, et de l’incroyable ciel étoilé qui nous sert de plafond, la fatigue est là, rien ne sert de lutter.

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