Lundi 4 novembre 2013

40 km

Transpeninsular Highway 1

N 27°17,050' W 113°01,158'

131 m

Jour 401 – Transpeninsular Highway 1

Barth : Il n’y a pas a dire, une nuit de douze heures dans le désert ça fait vite oublier quatre mois passé dans le mégapole mexicaine ! Ce matin on prend le temps de petit-déjeuner tranquillement en tentant de rattraper le bronzage marcel qui commence à reprendre forme, et finalement vers 10 heures, c’est reparti. Une légère grimpette pas vraiment méchante pour commencer, au sommet de laquelle nous rencontrons un couple d’australiens en tandem (http://www.totallytandem.com) qui nous vante les mérites de San Ignacio, la prochaine ville que nous ne devrions pas tarder à rejoindre… Mais c’est sans compter sur ce foutu vent de Nord ouest qui ne nous permet pas de dépasser les 10 km/h sur plat…

San Ignacio est une ancienne mission construite dans une véritable oasis au milieu du désert. Les palmier et les dattes y sont légion et le centre du bourg est un petit coin de paradis une fois traversé les nombreux hôtels et campings à l’entrée. Nous prenons place pour manger un morceau dans une petite echoppe près de la place centrale et finissons par papoter avec la tenancière pendant une bonne heure avant de trouver le courage de quitter les lieux. Quelques courses, la quête désepérée d’une bouteille d’alcool pour notre réchaud qui nous fait rencontrer pas mal de monde et finalement nous reprennons la route vers le désert. La bonne nouvelle c’est que la route va bientôt être plate, la mauvaise est qu’on nous a confirmé que le vent de plus en plus fort est de saison, ce qui veurt dire qu’on a pas fini de rouler à 10 km/h… S’il n’y avait que ça ! Il y a aussi le bruit incessant dans les oreilles qui fatigue le moral et empêche de sentir venir le danger de derrière (ça surprend toujours de se faire doubler par un bolide lancé à 130 km/h quand on ne peut pas l’entendre venir..) et aussi, ce satané vent compromet sérieusement notre production audiovisuelle, en particulier des Haïkus qu’il me tarde de reprendre… Mais comme dirait Fanch : « Faut faire avec… »

Vers 17 heures nous trouvons un endroit sans trop de caillou pour passer la nuit un peu à l’écart de la route. Je suis saoulé par ce vent qui ne semble pas du tout faiblir avec le soleil couchant, mais trouverais un peu d’énergie pour une petite expérience sonore dans le désert dont je laisse à Fanch le plaisir d’en dévoiler quelques bribes dans ce carnet (ou pas..) A 19 heures il fait nuit. Un feu, quelques nouilles chinoises et la fameuse tisane que Sergio nous avait offert à Mexico et il est temps d’aller se coucher pour tenter un réveil avant le lever du soleil…

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Fanch : Au matin, la chaleur est timide mais néanmoins présente, les couleurs du ciel et la terre, les courbes de l’horizon, tout les éléments s’agence et forme un tout qui me procure une joie profonde. Un petit déjeuner sobre, mais cette simplicité dans un cadre comme celui ci se métamorphose en lux et nous prenons le temps de le savourer. Puis nous reprenons notre chemin.

Le vent d’hier s’est renforcé, il souffle en provenance du nord ouest et nous fait donc face. La progression est lente et notre effort multiplié. Le bon côté des choses c’est qu’il rafraîchit l’atmosphère et rend les températures supportables. Au bout d’une petite dizaines de kilomètres (trois quart d’heure de pédalage), nous croisons un couple de cyclistes chevauchant un tandem d’un genre particulier, un siège devant, un selle derrière. Nous prenons 10 minutes pour faire une trop rapide connaissance, tout ce que je peux dire, c’est qu’ils viennent d’Australie et leur défi consiste, au départ de Vancouver, à joindre Santiago du Chili. Voici le lien vers le blog de totallytandem Bon vent (dans le dos) les kangourous et bonne chance à vous amigos, la route est encore longue et pleine de surprises!

Nous voici maintenant à San Ignacio, ancienne mission jésuite aux allures d’Oasis. En fait, c’est une Oasis. On y trouve les fameux palmiers dattiers, une fraîcheur incontestable, son plan d’eau et ses cormoran… L’occasion pour nous de faire une pause, de se remplir la pense et de se ravitailler essentiellement en eau. La population locale est franchement sympathique et c’est avec grand plaisir que nous consacrons quelques minutes au dialogue et ce même si nous ne devrions pas traîner. Un petit tour à l’église jésuite du XVIII ème siècle histoire de faire un peu de tourisme et nous revoilà sur l’asphalte du désert. Nous roulons à peine dix bornes, trouvons sans trop de difficulté quelques cactus relativement éloignés de la route entre lesquels planter notre camp, il est déjà 17 heures et le soleil ne vas pas tarder à disparaître derrière l’horizon et nous offre un spectacle identique aux autres jours, fantastique.

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