Vendredi 8 novembre 2013

30 km

Restaurant Ceasar

N 32°31,929' W 117°02,186'

22 m

Jour 405 – Restaurant Ceasar

Barth : Neuf heures du matin, le soleil tape déjà sur Tijuana quand nous sortons à vélo de chez Julio pour aller déguster quelques burritos en guise de petit déjeuner. Julio nous a préparé une visite culturelle de la ville qui commence par un arrêt au tout récent Ceart, un centre culturel dédié aux arts plastiques, et aux arts de la scène où il a l’habitude de travailler. Un café en compagnie de la directrice du centre, une exposition d’art urbain, et pour finir l’exposition collective de photographies sur le thème de la nuit tijuanaise à laquelle il a participé. Au moment de repartir nous rencontrons Arturo Fuentes, un photographe dont nous allons voir l’exposition un peu plus tard dans le centre de la ville ainsi qu’un vieux professeur de sociologie vivant à Los Angeles qui nous invite à passer le voir quand nous serons là-bas. Difficile de passer de l’espagnol à l’anglais mais nous arrivons tout de même à nous comprendre sur l’essentiel.

Ensuite, direction l’alliance française avec dans l’idée d’y trouver quelques renseignements sur les formalités du passage de la frontière. Ce n’est pas la bonne heure, le service de communication est absent, nous repartons avec un numéro de téléphone… Quelques kilomètres de plus dans la pollution de la mégapole tijuanaise et nous voilà dans le centre, Pasaje Rodriguez, pour y découvrir l’exposition d’Arturo Fuentes, « Panoramicas de la Vida » à la galerie « Las hijas del cuarto obscuro ». Là encore nous sommes reçus comme des princes par les deux galeristes amies de Julio, et la série de photos panoramiques réalisées avec un vieil appareil du début du siècle est une pure merveille ! Puis nous nous rendons au fameux restaurant Caesar’s, rare lieu historique de la jeune ville de Tijuana où fut inventée la célèbre salade Caesar. Le propriétaire des lieux est un ami de Julio et après une visite des lieux et quelques photos derrière le comptoir, nous nous régalons à l’oeil dans un décor luxueux qui nous fait un peu oublier l’espace et le temps de notre voyage…!

Que de rencontres en une journée, et particulièrement celle de Julio avec qui les discussions se font de plus en plus passionnées, allant même jusqu’à parler de projets d’expositions et de festivals auxquels nous pourrions participer à distance ou après notre retour en France. Le courant passe vraiment bien avec notre nouvel ami qui partage notre vision du monde, de l’art, de l’homme et nous ne voyons pas le temps passer en cette fin d’après-midi… La nuit est tombée et une fraîcheur humide avec quand nous sortons enfin du restaurant. Une dizaine de kilomètres en pente raide pour regagner sa maison, rien de tel pour digérer et faire abstraction du coup de barre qui nous tombe dessus.

Robie, Jorge, et deux autres amis eux nous attendent devant chez Julio pour nous conduire à notre nouveau domicile, un appartement vide que nous prête Jimmy, un autre ami de Robie pour les deux ou trois nuits que nous allons encore passer ici. Nous quittons donc Julio pour un changement total d’ambiance avec cette sacré bande de fêtards qui n’ont visiblement pas attendu la nuit pour commencer la fiesta ! Une douche (froide), quelques tentatives de discussions toujours interrompues par une blague de l’un ou l’autre des lascars et nous repartons directement pour une soirée d’anniversaire dans une pizzeria du quartier où nous retrouvons quelques têtes croisés lors de la rodada de la veille. Ambiance sympathique que ma fatigue proche de l’épuisement m’empêche d’apprécier totalement, jusqu’au retour à l’appartement où je m’effondre de sommeil sans demander mon reste…

Julio

Julio

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Fanch : Il y a un peu plus de deux mois, Julio Blanco ne se déplaçait qu’en voiture, je n’a pas encore compris l’origine de son déclic, mais aujourd’hui il ne se déplace plus qu’en vélo. Hier soir, nous nous sommes souhaités bonne nuit alors qu’il était dans sa tenu de cycliste, ce matin il nous salue dans le même accoutrement, le casque sur la tête s’il vous plait. Mais ce déguisement lycra est compréhensible puisque notre ami nous a programmé une petit visite culturel de Tijuana, le tout en bicy, ceci explique donc cela.

Tout commence à deux pas de chez lui avec un petit déjeuner local, sur le plateaux d’Otay, extrémité nord de la ville jouxtant avec le fameux mur qui domine Tijuana. Rassasiés, nous pédalons jusqu’au centre d’art contemporain situé 200 mètres plus bas et quelques kilomètres plus loin. Julio nous présente à la directrice, une bonne amie semble-t-il, puis nous fait visiter les différents espaces et expositions du centre. Les rencontres se suivent, notre ami nous présente à la scène artistique locale qui au premier coup d’œil semble vraiment dynamique.

Après une courte visite à l’alliance française ou nous n’avons rien trouvé de passionnant, nous voici dans le centre de la ville, sur l’avenue Révolution, plus précisément au « Passaje Rodriguez » dans la petite galerie qui expose en ce moment le travail d’Arturo Fuentes, un photographe du Mexico. L’occasion de bavarder avec Rosa et Teresa les deux sympathiques galeristes de « Las Hijas del Cuarto Obscura », elles aussi de très bonnes amies de Julio. Le temps nous manque malheureusement mais la discutions nous mène à envisager, un jour, une collaboration avec Julio et la galerie de passage de Rodriguez.

Le clou du spectacle, que Julio avec préparé avec soin, c’est ce repas partagé dans la grande salle du réputé restaurant Ceasar. Vous connaissez surement ou avez déjà entendu parler de la salade Ceasar… Et bien, c’est précisément ici qu’elle fut inventée. Après les arts plastiquse, voici un extrait de la culture culinaire qui fait la fierté des Tijuaneros. Bon, la salade Ceasar, c’est pour moi une bonne recette de vinaigrette et quelques feuilles de laitue, rien de plus, mais rien que pour le fun, le cadre et l’accueil du maître d’hôtel et de son équipe, le jeu en vaut largement la chandelle. D’autant plus que nous ressortons d’un des meilleurs restaurant de Tijuana, la panse plein et les poches aussi, c’est la maison qui régale! Classe…

Nous sommes totalement pris en charge et, fait exceptionnel, nous n’avons rien à penser concernant l’organisation de la journée. Le pickup et l’équipe de Robi, nous attendent chez Julio, objectif déménagement. En deux temps trois mouvements, nos affaires sont chargées dans le monstre à 4 roues puis déchargées dans nos nouveaux appartements. Nous voici donc dans la maison de Jimmy, une suite inhabitée dans laquelle nous logerons les deux ou trois prochaines nuits. Merci pour l’organisation les mecs, c’est tout simplement fantastique!

Le temps d’une douche, et nous voila en route pour fêter l’anniversaire d’une des membre de la bande des activistes vélocyclistes d’Otay, l’ambiance est festive mais la fatigue de ces deux derniers jour s’est accumulée, le manque de sommeil de mon compagnons lui fait des misères… Quelques Tecate light et une Bohemia plus tard et une voiture nous dépose sur le pas de notre porte… Que demander de plus ?

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Au Caesar's

Au Caesar’s

Jimmy

Jimmy