Vendredi 9 novembre 2012

40 km

Guéthary

N 43°25,445' W 1°36,277'

32 m

Jour 41 – Guéthary

Fanch : J’ai rendez vous à 14h30 avec un médecin de Guethary pour exécuter une tache modérément agréable mais qui me permettra de quitter la France l’esprit tranquille. Surnommé Guethappy ou Guethawai, c’est un petit village branché de la côte basque (selon un témoignage originaire d’Anglet). Mais il abrite aussi, encaissé au milieu des falaise, une autre vague mythique. Nous nous posons sur une petite terrasse surplombant le spot, point d’observation avec vue panoramique jouant le rôle de salle d’attente 5 étoiles de cabinet médical. Le soleil est au rendez-vous. J’en profite pour brancher l’ordinateur sur l’un de nos panneaux solaire pour que Fanchic puisse, à son tour, retranscrire ses écrits.

Le Pays Basque nous fais découvrir le sens du mot relief et nous donne un petit aperçu de ce qui nous attends dans les semaines à venir. Malgré quelques suées non négligeables, mon corps semble s’adapter relativement bien à ce nouveau décor, à ce nouveau défi.

Nous voici à Saint Jean De Luz. C’est ici qu’une dernière nuit française se prépare, c’est la fin d’une étape. Les portes espagnoles s’ouvres sur un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle culture, un nouveau relief, un nouveau trip… La France a vidé l’encre de mon stylo, Je tourne une page et change de crayon.

Fanchic : La houle s’est reformée, les premiers surfeurs descendent sur la plage. C’est songeur et contemplatif que je traverse cette journée. Le spot de Guéthary, une pause incontournable lors de mes allers/retours en Espagne, me ramène à ces moments.

Nous retardons le passage de la frontière pas une pause à Socoa, son port, sa digue, sa citadelle signée… Vauban. Il y a un autre gars qui a construit des fortifications en France?!!! Nous nous installons à ses pieds. Mais notre abri d’infortune ne résiste pas à l’orage. Encore ensommeillé, la pluie ruissellant sur mon sac de couchage, je fais l’autruche. Je résiste aux exhortations de Fanch qui me demande de me bouger. Il l’emporte (avec raison). Fais chier j’étais bien, blotti dans mes rêves. Rapidement, nous plierons le camp pour un porche plus clément.

Et puis aussi, un grand merci à ces deux femmes rencontrées sur la digue. Elles rivalisent de sourires gratifiants et d’encouragements. Merci à vous pour ce moment plein d’énergie communicative.