Mercredi 4 décembre 2013

25 km

Devant la maison d'Eric

N 33°59,569' W 118°25,262'

28 m

Jour 431 – Devant la maison d’Eric

Anaïs :Notre dernière journée avec Les fait planer l’ombre d’un au-revoir qui pique un peu les yeux. Alors pour ne pas y penser, les garçons réalisent un portrait de notre cher professeur avant de partir et je fais quelques plans de coupe en attendant, des petits plans filmés de sa maison.

Mais on ne peut plus reculer davantage la mise en route et c’est avec émotion que les embrassades de départ arrivent. J’espère pouvoir le croiser quand je viendrai prendre mon avion pour rentrer, peut-être avec les garçons selon le programme à San Francisco.

Nous faisons halte chez Eric et Nicole pour la nuit, pour pouvoir être à la sortie de la ville (enfin façon de parler dans une ville qui s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres) demain matin. Eric est parti en voyage et Nicole nous laisse la maison pour la nuit, ce que je prend pour une belle marque de confiance. Elle me propose de me réceptionner pour mon retour à L.A dans un mois, et ça c’est rassurant! Je serai entre de bonnes mains pour mon retour ici.

Je rôde ma nouvelle monture avec la vingtaine de kilomètres qui nous emmène à Venice Beach, chez nos amis, et ce n’est pas de trop pour me sentir à peu près à l’aise avec un baudet chargé d’une vingtaine de kilos de bagages!

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Barth :Le début de journée est consacré à la préparation de nos bagages et au rangement de la chambre que Les nous avait prêté. L’ambiance est flottante entre la fatigue, la frustration de ne pas avoir eu le temps de remercier en bonne et due forme notre wonderfull professeur, et tout de même l’envie de reprendre la route et la liberté que nous avons perdu en laissant moisir les vélos… Vers midi, j’accompagne Anaïs et Les pour aller acheter en urgence une paire de sacoches pour sa monture. Le gros sac de voyage ne passera pas sur le petit porte-bagage, c’est certain. L’opération prend un peu de temps mais nous finissons par trouver notre bonheur et pour fêter ça nous emportons quelques tacos de poissons en promotion le mercredi pour un dernier repas en compagnie de Les.

Quinze heures, le repas est avalé, le café coule, c’est le moment où jamais pour enfin tourner un portrait vidéo afin de garder une trace de la libre pensée du spécialiste es flânerie qu’est Les. C’est dans la boîte, nous pouvons enfin songer à décoller! Il nous reste une bonne heure de soleil mais il fait déjà froid quand nous faisons nos adieux à Les, où plutôt au-revoir car nous nous reverrons c’est certain et peut-être pas dans si longtemps…

Une quinzaine de kilomètre pour rejoindre le métro, c’est vite avalé. Par contre pas de chance notre métro a quelques ennuis techniques et nous ne pourrons pas atteindre le premier changement. La décision est vite prise de filer directement en vélo jusqu’au changement suivant, à une petite dizaine de kilomètres, ce qui m’interroge tout de même sur la perspicacité de notre choix avant le départ. Prendre le métro avec trois vélo chargés comme des mules à l’heure de pointe, ça peut valoir le coup pour une grosse distance, mais pour dix kilomètres, je ne suis pas sûr… Bref, nous glissons vers DownTown dans la nuit illuminée et trouvons sans peine notre dernière ligne de métro qui nous emmène jusque Culver City, pour aller passer la nuit chez Eric et Nicole, sans Eric qui est toujours en voyage en Israël. Ainsi nous serons près de la côte demain pour enfin prendre la route du Nord… C’est pas de la tarte de sortir d’une des villes les plus étendues du monde !

Un peu après 20h, nous arrivons congelés à destination. Nicole est là, fatiguée par sa journée de travail. Nous discutons rapidement avant qu’elle ne nous laisse les clés de la maison pour aller passer la nuit chez sa maman. Une pizza, une tisane, et au lit !

Fanch : La journée commence avec le désormais traditionnel breakfast que nous prépare chaque matin depuis notre arrivé le professeur Howard. Sans traîner, Les, Barth et Anaïs partent en routes pour dégoter une paire de sacoche pour la dernière arrivante (oui, je parle bien d’Anaïs). Ils reviendront une bonne heure plus tard, la pêche fût bonne avec en prime quelques tacos de poissons pour le déjeuner. Ça c’est fait. L’heure du café rime avec celle de interview de notre cher ami le professeur Leslie Howard. Simple, rapide et efficace, vous le retrouverez bientôt je l’espère, dans la rubrique des objets libres.

Les sacoches sont arrachées, tout est prêt… L’unique souci c’est qu’il nous faut à présent partir et que personne ne semble en avoir envie. Encore des adieux qui ne sont pas simples. Alors, comme pour faire passer la pilule, mais aussi parce que je le crois sincèrement, je ne dis pas adieu, juste « à bientôt professeur ». Je pense sincèrement que c’est mieux ainsi. Merci pour tout Les, pour ton accueil, pour ta salade de fruits, tes petits fromages et ton chocolat noir arrosé de vins californiens, merci pour tout ces petits plaisirs gustatifs, pour ces conversations, pour ces promenades et bien plus encore…

Allez hop, c’est parti avec pour objectif la maison d’Éric et de Nicole. Et oui, on y revient pour une petite nuit « stratégique », point duquel nous prendrons un vrai départ demain matin. Nous nous y rendons d’ailleurs en métro, avec les vélo, si si, c’est possible! Enfin, en partie seulement, une bonne portion du trajet sera finalement avalée à coup de pédale, disons tout de même que ce dernier tour sur les rails de Los Angeles nous facilite allègrement la tâche (les freeways en vélo c’est toujours pas notre délire).

Éric est toujours à Tel-Aviv et c’est Nicole qui nous reçoit, au chaud. Elle ne tarde pas à nous faire comprendre qu’elle ne sera pas parmi nous ce soir. Nous avons les clefs et la responsabilité de la maison… Une maison pour nous tout seul? Que demander de plus?