Jeudi 5 décembre 2013

35 km

Magasin de vélo, Santa Monica

N 34°00,724' W 118°28,059'

7 m

Jour 432 – Magasin de vélo, Santa Monica

Fanch : Et voilà, enfin! L’heure du départ à sonné. Enfin presque car il nous reste à dévoilé la roue du vélo d’Anaïs, nous passerons chez un réparateur sur la route et l’affaire sera vite pliée. Que disais-je? Ah oui, nous sommes donc enfin sur la route, près à avaler les 850 kilomètres qui nous séparent de San Francisco. Je garde mon enthousiasme pour un peu plus tard, ou en tout cas, je tente de le préserver puisque nous avons encore près de 140 kilomètres de ville avant de nous retrouver face à face avec mère nature. L’objectif du jour est de rejoindre Malibu et d’y prendre l’apéro avec Pamela Anderson sur la terrasse d’une cabine de sauveteur. Bon, après plusieurs secondes d’attente, Pamela n’est pas venu mais il a une bonne nouvelle! Concernant notre couchage, nous appréhension cette zone encore largement urbanisée. Mais à force de chercher, nous dégotons près d’un terrain de base-ball avec vu sur mer, juste derrière la cabane des jardiniers, quelques mètres carrés pour y planter nos tentes. Impeccable. Il est 20 heure quand je fini d’écrire, une bonne nuit s’annonce.

IMG_6971IMG_6973

Anaïs :Ça y’est, nous sommes officiellement des artistes nomades on the route encore ! Nous avalons une petite trentaine de kilomètres, histoire de nous mettre en jambe gentiment, et nous longeons la côte pour admirer les paysages de carte postale qui font la renommée de la Californie. Nous plantons nos tentes à Malibu, et réalisons qu’ici, tout n’est que propriété privée et qu’on va peut-être devoir faire un peu les filous pour dormir sans être dérangés. Le revers de la carte postale!

IMG_6974IMG_6987

Barth :Soleil radieux en ce début de journée, mais réveil difficile après la fatigue de la veille… Après avoir avalé un petit dej et refait nos sacoches, nous prenons la direction d’un magasin de vélo pour faire dévoiler la roue arrière d’Anaïs et régler son dérailleur. Nous tombons sur une bonne adresse, le réparateur nous dit qu’il en a pour une demie-heure ! Le temps de faire quelques courses, et pour ma part de bricoler mon rétroviseur gauche qui me manque beaucoup depuis notre arrivée aux States.

Et c’est parti ! Nous enchaînons une bonne trentaine de kilomètres sous un soleil qui ne chauffe pas à cause du vent glacial. Ce n’est pas la grosse ambiance, entre fatigue et flemme de traverser les 150 kms de zone urbaine ultra friquée, mais ça ira mieux dans la nature d’ici quelques jours ! Nous trouvons un coin pour planter la tente au fond d’un grand parc, cachés derrière un local technique d’où nous avons une vue imprenable sur la mer et sur Los Angeles dont les lumières s’allument en même temps que tombe la nuit. Fanch est allé faire quelques courses pour que nous puissions manger, car nous sommes partis sans alcool pour le réchaud, nous ne pouvons pas faire de feu discrètement ici et nous n’avons que des nouilles chinoises à manger… Dîner froid donc, en admirant la sinusoïde étoilée qui frôle l’horizon au niveau de l’aéroport, dessinée par la dizaine d’avions qui atterrissent et décollent sans discontinuité. Je n’ai pas vu de baleine aujourd’hui, mais j’ai pris conscience que dans les semaines à venir mon regard va continuer de chercher à la surface du pacifique, la queue d’un rorqual, la nageoire dorsale d’un dauphin ou les moustaches d’un phoque…