Samedi 7 décembre 2013

20 km

Champ de citronnier, Camarillo

N 34°12.343' W 119°04.081'

3 m

Jour 434 – Champ de citronnier, Camarillo

Anaïs :Aaaaaargh… après une journée comme aujourd’hui, je ne sais vraiment pas quoi dire d’autre! Si, j’ai découvert la présence de muscles totalement insoupçonnés, à des endroits improbables. Merci Vélo, grâce à toi, j’apprends à connaitre mon corps mieux qu’en dix ans de cours de bio…

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Fanch : Hier nous nous sommes endormis avec le froid, aujourd’hui, c’est la pluie qui nous réveil. Autant dire qu’il s’avère difficile de sortir de la tente quand c’est la douche froide assuré, sans compté que la nuit ne fut pas des plus calme. Notre bivouac de fortune était planté entre une route passante, un Aérodrome et une voix ferrée. Le petit plus, c’est le coup de l’arrosage automatique qui s’est déclenché en pleine nuit. Fort heureusement ni la tente de mes amis ni la mienne n’étaient à porté des jets d’eau mais j’eu la bonne idée de me poser juste entre les deux pompes, c’est un peu comme dormir entre deux gros groupe électrogène et à 2 ou 3 heure du matin, je n’ai pas trouvé le courage de déplacer mon toit. Enfin, ce n’est que le début d’une journée de merde.

Le pneu arrière du vélo d’Anaïs est à plat, elle s’en aperçoit avant même de quitter le verger. Il pleut toujours alors nous avançons en faisant mine grise vers le super-marché pour quelques courses et un café chaud. C’est devant la porte automatique du magasin que pour la première fois depuis le départ, nous changeons avec Barth une chambre à air. Et oui, ce n’est pas celle d’une de nos deux bécane!

Nous voici enfin sur la route, toujours celle qui contourne la base navale, direction plein Ouest. Un vent souffle sans retenu, direction… Plein Est évidemment! 10 kilomètres et une heure plus tard, épuisé, nous échouons sur un des parkings de Oxnard, ville industrielle qui ne nous parle pas particulièrement. Le temps de faire sécher les tentes, il est déjà 15 heure et le soleil ne vas pas tarder à se coucher. Nous constatons, déçu par cette journée peu productive qu’il nous faut d’hors et déjà partir en quête d’un spot ou dormir ce soir. C’est peut être le seule point positif de la journée, nous trouvons rapidement ce qu’il nous faut, un porche dans une cours d’école… Nous nous y abriterons pour la nuit, espérant que personne ne nous y dérangera. C’est l’hivers en Californie et ça caille vraiment.

Barth :Mis à part l’arrosage automatique qui s’est enclenché vers 2h30 du matin dans un bruit assourdissant de compresseurs et de groupes électrogènes, et la pluie qui nous accueille au réveil, on peut dire que la nuit ne s’est pas trop mal passée… Le démontage du camp est un peu technique entre les tentes trempées, la boue qui colle aux semelles, et surtout le pneu arrière du vélo d’Anaïs qui est à plat. Nous le regonflons le temps de retourner au supermarché de la veille où nous déjeunons avec un café bien chaud en regardant le vent chasser les nuages. La réparation de la crevaison prend un peu de temps, et nous décollons enfin vers midi…

Nous avançons contre le vent qui se déchaîne en rafales. En plus de l’effort qu’il faut faire pour atteindre la vitesse de 10km/h, il faut éviter les tumbleweeds qui foncent parfois sur nous sans prévenir… Ce n’est pas le bon jour pour avancer. Nous arrivons tout de même à Oxnard après un quinzaine de kilomètres vraiment éprouvants et profitons des derniers rayons du soleil et du vent qui ne se calme pas pour faire sécher tente et affaires sur un parking. Nous avons juste le temps de repérer un coin à l’abri dans l’enceinte d’une école avant que la nuit ne tombe complètement, et nous trouvons refuge dans un petit restaurant mexicain pour avaler un burrito au chaud et écrire un peu en rechargeant les batteries (au propre comme au figuré..) De retour dans la cour de l’école nous avons un instant de doute en voyant quelques voitures sont garées là et qu’il y a de la lumière à l’intérieur, mais finalement nous installons notre bivouac sous les fenêtres des salles de classe et nous endormons rapidement en espérant ne pas être dérangés…