Lundi 9 décembre 2013

30 km

Santa Barbara

N 34°26,938' W 119°45,620

64 m

Jour 436 – Santa Barbara

Fanch : Nous n’arrivons pas à prendre le rythme. Depuis quelque temps, le froid nous a surprend chaque matin et n’arrange rien à l’affaire quand il s’agit de sortir de nos tentes. 7h30, c’est beaucoup trop tard, le temps de petit déjeuner, de ranger nos affaire de bavarder avec Jack et il est déjà 9 heure 30. Sachant qu’à partir de 17 heure il devient compliquer de rouler tant il fait noir, sans compter qu’il nous faut trouver un spot ou dormir, la journée de vélo se termine généralement à partir de 16 heure, c’est court.

Nous arrivons à Santa Barbara, une luxueuse citée, certainement trop étincelante pour moi, je ne m’y sent vraiment pas à l’aise mais nous avons néanmoins besoin d’alcool pour notre fameux canstove (notre réchaud en canette recyclée). En France, cela semble évident mais aux States, impossible de trouver notre bonheur. Après avoir essayer plusieurs type d’alcool de pharmacie ainsi qu’une étrange bouteille rouge soit disant pour destinée à cette usage qui ne fait que cramer l’extérieur de notre popote, nous tentons le tout pour le tout dans un magasin de campisme et finissons enfin par dénicher la perle rare. Manger et boire chaud de temps en temps quand les températures frisent le zéro la nuits, c’est tout simplement réconfortant. Voilà une bonne chose de faite. Direction le supermarché, mon moment préféré! Dorénavant, nous allons quitter les grands axes (enfin!) mais cela veux dire qu’il faut calculer le nombre de jours d’autonomie avant le prochain ravitaillement. Là ou cela se complique un peu, c’est qu’il nous faut faire attention au poids (oubliez les pots en verts, boîtes de conserves…) que nos repas ne prenne pas trop de place (des tortillas à la place du pain…) et prendre les produits jaunes. Oui, les produits étiqueté en jaune sont avantageux pour les clients fidèles et Fernand Ovitch (c’est mon noms de client) dont le numéro de téléphone n’existe pas est un client fidèle. Quand on a pas de fric on se démerde comme on peut. Mais tout ça prend un temps fou et au bout du compte, nous déjeunons avec les derniers rayons du soleil.

Jack notre ami Sud Coréen semble apprécier notre compagnie. Il est bien plus pressé que nous, je pensait d’ailleurs le voir prendre la route avant le petit déjeuner, mais non, il est toujours là. Ça tombe bien parce que moi aussi j’aime sa présence. Il est bien plus bavard que mes deux coéquipier, disont qu’il met un peu l’ambiance. Notre quatuor à tout juste le temps de se faufiler à la sortie de Santa Barbara avant la nuit noir et le froid qui va avec. Le gîte du soir sera situé dans un sous bois à l’entrée d’un parc. Nous n’aurons pas d’autres choix que de nous cacher et faire silence pour déjouer l’attention du gardien qui peu de temps auparavant nous avait demandé de quitter les lieux pour la nuit. C’est pas très bien tout ça, mais dormir n’est pour personne un luxe et la journée de demain s’annonce rude. À suivre…

IMG_1291IMG_7040

Barth :La nuit étai vraiment froide du fait de l’humidité ambiante mais le petit déjeuner au soleil réchauffe un peu les corps et fait sécher les affaires plus ou moins rapidement. Et c’est reparti pour une vingtaine de kilomètres jusque Santa Barbara, la dernière grosse agglomération avant la nature, enfin ! Nous y trouvons sans peine le magasin spécialisé que nous avait indiqué le cycliste de la veille et achetons enfin un petit bidon de vrai alcool pour notre réchaud ! Fini les casseroles noires et les fumées toxiques..! Quelques courses, quelques kilomètres pour sortir de la ville, mais le petit déjeuner est déjà un lointain souvenir et une pause casse-croûte s’impose pour poursuivre plus loin. Un parc vide à la sortie de la ville fera l’affaire, en contemplant le triste spectacle d’un clochard au bout du rouleau, affalé dans un fauteuil blanc au milieu de l’immense pelouse…

Le soleil descend dangereusement, il faut sortir de la ville pour trouver un bivouac. Ça grimpe un peu pour sortir mais nous n’avons pas trop de kilomètres à avaler avant de trouver un State Parc, de nous cacher dans les fourrés en attendant que les gardes-chasse ferment les lieux et nous voilà tranquilles pour la nuit. De nouveau un dîner partagé avec notre ami Jack qui nous raconte un peu plus sa vie et ses projets en Corée. Son service militaire de deux ans, la chaîne de restaurants qu’il veut ouvrir après son voyage, ses rencontres durant sa traversée du continent américain, bref pas de quoi s’ennuyer malgré la lenteur de la discussion due à notre anglais approximatif à tous les quatre. Mais le froid et la fatigue prennent vite le dessus, il es temps d’aller dormir.

IMG_7025IMG_7028

Anaïs :Jack est censé repartir aujourd’hui pour San Francisco, (il roule beaucoup plus vite que nous!) mais on est bien ensemble alors il passe une nouvelle journée a rouler à nos cotés. C’est dans un parc national que nous passerons une nouvelle soirée à parler d’art, de Corée du sud, du nord, de Kim Jun Un, et de nouilles chinoises!

En me voyant grelotter (on peut pas faire de feu en mode campeur-squatteur!) ll m’offre son blouson de soldat, celui qu’il avait pendant son service en Corée du sud. Un bien beau cadeau !

Ça le fait bien rire de m’imaginer débarquer dans son pays avec ce blouson! Nous envisageons peut-être de nous revoir, avec les garçons, quand je les rejoindrai en Asie, où nous pourront peut-être aller faire un tour par chez lui, nous serons sans nul doute bien accueillis!