Mercredi 11 décembre 2013

25 km

Dumm School, Los Olivos

N 34°39,352' W 120°06,189'

208 m

Jour 438 – Dumm School, Los Olivos

Fanch : Plusieurs personnes nous avaient avertis que la nuit serai très froide proximité du lac, qu’importe, j’ai bien dormi et je me sent en bonne forme. Une petite journée de vélo s’annonce puisque le temps de la synchronisation approche, il nous faut donc trouver un peu de courant pour connecter notre machine et ainsi faire les mises à jour qui s’imposent. Nous reprenons tout de même nos bécane pour joindre « Los Olivos » qui se trouve à quelques 25 bornes plus au Nord, village que nous atteindrons sans difficultés en début d’après midi.

Je ne parvient pas à savoir si Los Olivos est un vieux bourg bien entretenu ou un hameau récent volontairement patiné mais quoi qu’il en soit, j’ai l’impression d’arriver dans un décor de film à la Tim Burton et j’ouvre bien grand les yeux car à chaque instant, je m’attends à croiser le regard anxieux d’Édouard aux mains d’argent. Vous voyez un peu l’ambiance? Bref, cet étrange village est aussi le point départ (ou d’arrivée) de la route des vins, « The Wine Road » et la tradition veux qu’il y ai ici davantage de « Wine tastery » que d’habitant. L’atmosphère est uniquement perturbée par quelques touristes venus déguster les produits locaux, mise à part cela, il ne se passe pas grand chose à Los Olivos.

La nuit tombe rapidement, le café ou nous avions établis notre Q.G. Ferme ses portes avant la fin de notre synchro. Barth n’est pas en forme et j’ai bien peur qu’une nuit de plus dans le froid ne l’achève complètement. Bien sûr, nous ne savons pas ou dormir, une seule chose me vient en tête « on est pas dans la merde », mais je sais aussi qu’il y a toujours une solution. Ne crions pas avant d’avoir mal.

Nous suivons donc les conseils d’un passant qui nous souffle d’aller quêter un peu de chaleur à l’école un peu plus loin, à l’entrée du patelin. Faute d’autre options, c’est ce que nous faisons sans trop y croire. C’est une école privée, je me demande bien ce qu’elle fout au milieu de nul part. Terrains de tennis, salle de musique, piscine ouverte… Vraiment, j’ai du mal à croire que nous dormirons ici ce soir. Après une heure d’attente, nous rencontrons à l’heure du dîner, quelques uns des responsables et leur faisons part de notre requête. Et ça fonctionne. Leslie, enseignante, et Nick son mari, acceptent tout deux de nous recevoir dans leur demeure. Ouf… Immédiatement, nous sommes conviés à leur table pour partager le repas du soir, dans une cantine qui s’apparente davantage à un restaurant. Au menu, lasagnes et bidoche de qualité. Cela fait un bout de temps que je n’ai pas été aussi heureux à l’idée de manger au self… J’ai le sourie aux lèvres ce que considère comme une manière simple de déclarer ma satisfaction d’être reçu ainsi, de toute manière, je ne peux m’en empêcher.

La soirée se termine donc dans la maison de nos hôtes qui appartement son habitués à recevoir du monde puisque qu’ils font partis de la communauté Couchesurfeur. Nous discutons longuement, Nick est à l’image de mon compère, passionné de photo et de vidéo mais il aime aussi, de temps à autre, s’asseoir devant le piano pour entonner un petit air de blues. Vous imaginez donc que nous avons pas mal de sujets de conversation… Mais il est temps d’aller se coucher, demain est un autre jour et pas mal de kilomètres nous attendent encore.

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Anaïs :Nous sommes prêts à reprendre la route après une nuit un peu plus reposante que d’habitude, grâce au petit feu d’hier soir et à la douche qui nous ont permis de nous réchauffer afin de passer une bonne nuit.
Nous rejoignons donc la prochaine ville, et nous y arrêtons pour pouvoir travailler. Une ville vraiment étrange aux allures de carton pâte qui me fait vraiment penser très fort au décor d’Edward aux mains d’argent, des rues qui s’arrêtent net, et des façades qui semblent ne rien abriter derrière.
Je m’attend à voir une équipe de tournage quelque part mais non il s’agit bien d’un village, où la quasi totalité des commerces est constituée de boutiques de vin… Vraiment étrange!

on s’attarde un peu pour faire ce qu’on a à faire, et on se rend compte qu’on va devoir dormir là. On suit le conseil d’un autochtone, même si je redoute que toutes ces boutiques de vin ne doivent détériorer le sens commun des habitants. Et sans renter dans les détails, on peut dire que son conseil était bon!
Se payer le culot d’entrer dans le réfectoire d’une école privée au moment du repas pour demander le gîte… Ça, c’est fait!

Aux États-Unis , quand on demande si on peut avoir un petit bout de terrain où planter sa tente on se retrouve avec une assiette qui déborde de trucs délicieux, un bon lit dans une maison chauffée et un bon petit déjeuner! C’est bon à savoir!

Leslie a accepté de nous accueillir sans sourciller et nous faisons la connaissance de cette professeure de « technique d’apprentissage » (un truc du genre) et de son mari Nick. Nous sommes ravis de partager la soirée de ce couple absolument adorable, nous n’en espérions pas tant. Décidément, j’aime la Californie, j’aime les californiens!

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Barth :Peut-être l’effet de la douche de la veille, impossible d’entendre le réveil ce matin, ni les sifflements de Fanch qui a réussi a émerger à sept heures. Le soleil est au rendez-vous et après s’être restaurés, nous filons vers Los Olivos, prochain village à une vingtaine de kilomètres avec dans l’idée de s’y poser pour travailler un peu. Les images et écrits en retard s’accumulent depuis une semaine et il vaut mieux anticiper un peu sur la prochaine synchronisation du site dans un ou deux jours. Los Olivos est un village totalement surréaliste. Nous sommes entrés dans les vignobles californiens et toutes les boutiques ici sont dédiées à la dégustation des crus locaux dans une débauche d’artifices et de décors kitchissimes. Nous trouvons tout de même une sorte de cafétéria pour brancher l’ordinateur et passer quelques heures à dérusher, écrire, trier…

Vers 15h, le café où nous sommes ferme ses portes, nous voilà donc dehors avec le froid qui ne va pas tarder à arriver. Je me sens un peu patraque, il faut qu’on mange un peu avant de penser à la suite. Pendant le bref pique-nique sur une des tables du mini-parc au centre de Los Olivos, un homme nous aborde pour satisfaire sa curiosité et après avoir expliqué la raison de notre présence ici, il nous indique une école à la sortie de la ville où il serait peut-être possible de planter nos tentes. Une demie-heure plus tard nous voici donc dans l’enceinte de l’établissement en quête d’un responsable qui puisse nous autoriser à passer la nuit ici, mais ce n’est pas la bonne heure, il nous faudra repasser plus tard…

Je pense que cette fois ci je couve un truc pas cool. Montée de fièvre, mal de crâne et nausée, avec le froid qui commence à faire son effet il est temps de trouver une solution. Finalement, une heure plus tard, nous débarquons dans le self de l’école et rencontrons rapidement le proviseur qui nous met en relation avec une professeur et son mari qui habitent sur le campus et proposent de nous héberger. Nous n’en demandions pas tant mais difficile de décliner l’offre et encore plus la proposition de partager le copieux dîner servi aux élèves. A chaque bouchée je sens mes forces revenir et la perspective de passer une bonne nuit au chaud me rassure pas mal. Un peu plus tard nous voila donc chez Leslie et Nick, à siroter un thé bouillant en faisant connaissance. Une bonne douche chaude, quelques récits de nos aventures, et l’heure du coucher arrive enfin….

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