Samedi 21 décembre 2013

0 km

Salle des fêtes de Watsonville

N 36°52,762' W 121°44,849'

4 m

Jour 448 – Salle des fêtes de Watsonville

Fanch : Après une nuit complète et un petit déjeuné mexicain (évidemment), je participe ce matin au préparatifs des festivités de ce soir. Nous sommes donc de retour donc à la salle des fête derrière laquelle je m’apprêtais à planter ma tente hier soir, mais au lieu de cela, on dresse les tables en y apposant bouquets de fleurs, bougies et paillettes. Le décor est digne d’un mariage, entre les amis et la famille, 80 personnes sont conviées à l’anniversaire de Laura, 40 ans ça se fête dignement.

Il nous reste quelques heures avant l’ouverture du banquet, le temps de s’en retourner à la casa de Peter pour une petite sieste suivit d’une petite bière histoire de se mettre dans le bain. Pedro me prête quelques uns de ses vêtements ce qui signifie que pour la première fois depuis le début de cette aventure, j’ai l’occasion de me mettre sur mon 31. Le pantalon est un peu large mais il fera largement l’affaire.

Ce soir, c’est tacos, bière et tequila, rien d’étonnant donc à constater que la grande majorité des invités soient originaire mexicaine. Après les tacos, l’ouverture du bal est proclamé, le DJ alterne entre pop rock et cumbia, salsa et autres thèmes latino. L’ambiance se réchauffe, les femmes s’élancent sur le dancefloor puis les hommes se laissent tenter à leurs tours. Petit à petit, l’alcool aidant, on danse sans retenue et un peu plus tard sans pudeur. Je reste observateur tout en battant la mesure de mon pied droit, je m’amuse à observer tout ce monde, ces différentes générations, se dandiner le sourire franc et le regard fière. Peter ne me le dit pas mais il le pense tellement fort que je peux l’entendre d’ici : « Tu vois mec, ça c’est une véritable fiesta mexicaine ».

L’avantage avec les fiestas mexicaines c’est qu’elles début très tôt (16h) et lors des 12 coups de minuit, il n’y à déjà plus grand monde et ces l’heure de plier bagage. Ça tombe bien, j’ai besoin de dormir.

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Barth : Après une telle nuit, le petit déjeuner est vite expédier, sans prendre le temps de se faire chauffer un café. Le vent souffle ce matin, et forcément pas dans le bon sens… Et les vingts kilomètres qui nous séparent de Carmel, le prochain village, sont majoritairement en mode grimpette. C’est donc le moral et la forme dans les chaussettes que nous prenons enfin le pique-nique du midi près d’une station service, avec un beau soleil pour faire sécher les duvets. C’est le moment que choisi Mike pour débarquer et nous remonter le moral en quelques bonnes paroles de voyageur bohème qu’il est. A 23 ans il vagabonde en faisant du stop sur les routes californiennes pour le moment, droit dans ses bottes et libre comme l’air, et ce café partagé après une dure nuit fut vraiment ressourçant ! Bonne route Mike ! Et merci d’avoir été là !

Quelque kilomètres de descente clôturent la journée tôt, et nous trouvons refuge sur un terrain sauvage entre la plage et une abbaye dont le clocher marque les heures. Douce soirée, toilette, feu de camp, les grosses montagnes de Big Sur sont derrière nous, nous pouvons souffler un peu.

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Anaïs : Nous l’avons vu notre clochard céleste, en vrai, tout droit échappé du roman de Kerouac! Ciao Mike, bon vagabondage!

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