Lundi 23 décembre 2013

25 km

Capitola

N 36°58,777' W 121°56,022'

38 m

Jour 450 – Capitola

Fanch : Angine, ça y ressemble bien. J’éprouve quelque difficultés à trouver la motivation nécessaire à reprendre la route. Peter, avec sa générosité sans faille me propose de rester mais je décline l’invitation. D’une part, car hier soir j’ai pris la décision de ne plus traîner dans les parages, d’autre part parce que je ne veux pas prendre trop de retard, on m’attend à San Francisco dans 3 jours et j’ai encore pas mal de bornes à parcourir.

Nous entamons donc la cérémonie des adieux, qui se déroule à coup de poignées de mains et d’accolades amicales. Je m’en vais mais avec l’impression de laisser tout un monde derrière moi avec le sentiment de n’avoir pas su remercier Peter à la juste valeur de son hospitalité. Mais je m’en vais malgré tout, n’attendant que le premier virage pour m’arrêter, me retourner et saluer une dernière moi mon ami Ricanos.

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas très en forme, les deux jour à dormir au chaud ont probablement déclenché les symptômes du coup de froid. Je roule 30 petites bornes avant de m’arrêter dans un camping aux portes de Santa Cruz. Je ne trouve pas le courage de camper à la sauvage ce soir, je veux juste me coucher tôt et dormir sans prendre le risque d’être dérangé en pleine nuit.

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Barth : Le petit déjeuner au Starbuck’s Coffee va certainement redevenir une habitude tant que nous croisons des villes, car il nous faut commencer à relancer un peu nos différents contacts en vue de notre arrivée à San Francisco, et également pourquoi pas se trouver un hébergement pour Noël dans deux jours. C’est chose faite, suivi de quelques courses complémentaires pendant que je discute avec un cycliste allant en sens inverse et qui me donne quelques infos sur la route à suivre.

Il y a une piste cyclable qui longe la highway, et c’est une bonne nouvelle ! Après quelques jours de montagne et la semaine d’avant pour s’échauffer, les kilomètres s’avalent plus vite sur ce terrain. Nous arrivons vers midi à Castroville où nous dégustons un burger en jetant un coup d’œil aux réponses des warmshowers, nous avons peut-être un jardin pour planter la tente demain soir à Santa Cruz ! S’en suit la traversée de Watsonville avant de reprendre la direction de la côte et de trouver un petit spot de bivouac entre une rivière et un immense champ cultivé, à l’abri de quelques arbres. Un bon feu qui tient le thé chaud jusque tard, jusqu’au moment où les étoiles font plus de bruit que la rivière, et il est l’heure de dormir.

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Anaïs : Barth: « Un bon feu qui tient le thé chaud jusque tard, jusqu’au moment où les étoiles font plus de bruit que la rivière, et il est l’heure de dormir. »
Ouais, pas mieux…