Samedi 28 décembre 2013

0 km

Miour woods park

N 37°53,952' W 122°34,583'

66 m

Jour 455 – Miour woods park

Anaïs : Vous êtes bien sur le carnet de bord d’Anaïs, elle est absente pour le moment mais vous pouvez laisser un message après le bip, elle vous rappellera dès que possible.
Biiiiip.

Barth : Peut-être les effets secondaires de la douche chaude de la veille, impossible de bouger tôt ce matin. Le soleil s’installe silencieusement à sa modeste place zénithale des jours d’hiver, nous échangeons quelques mots avec l’homme de la veille qui n’a pas l’air beaucoup plus pressé que nous, et finalement nous finirons par nous diriger au Starbuck’s du coin pour en savoir un peu plus sur la suite du programme.

Pas vraiment de nouvelles pour San Francisco, et ça commence à vraiment m’inquiéter. Noël est passé, et c’est le nouvel an qui pointe son nez, les gens sont en familles en ce moment et sans doute pour une grosse semaine encore. Et pourtant nous avons des contacts, les appels à l’aide lancé sur le net portent leurs fruits comme à chaque fois, les connexions rebondissent et ça fait vraiment chaud au cœur à chaque fois qu’un inconnu nous envois un mail en nous disant « je peux peut-être vous aider »…! Mais malgré tout, je sens que ça ne mord pas…
La nuit arrive, on sort de la ville et se fait le même paysage que la veille, terrain de camping en bord de plage mais sans payer cette fois. Ici on paye si on veut ! Bon, y’a pas la douche…

IMG_7369IMG_7371

Fanch : Les demandes d’hebergement d’hier n’ont rien données, une autre matinée web se profile, toujours à la recherche de couchsurfeurs, parallèlement je travail sur un dossier de sub qu’il va falloir finaliser et expédier sous peu.

L’après midi quand à elle est plutôt du genre distractive. Steve est en weekend et nous emmène en ballade. Au programme, la visite du Miour State Park situé à quelques kilomètre au Nord de S.F. de l’autre côté du Golden Gate Bridge. Je n’avais vu jusqu’à présent que la cime des haubans rouge et j’avoue ressentir un petit brin d’émotion lors de sa traversée du pont. Et oui, on avance malgré tout, je pourrai au moins me vanter d’être allé à San Francisco en vélo…

De l’autre côté, au nord de la baie, Steve coupe le moteur et nous sortons de la Jeep. Le panorama sur la ville est impressionnant. D’ici, le Golden Bridge s’enfonce dans dowtown, et la ville semble être posée sur une île. Nous ne sommes qu’à un quart d’heure de notre point de départ et nous avons croisé un chat sauvage, quelques biches sur le versant sud d’une colline et un coyote traversant la chaussée. La nature fait face à la civilisation. Le contraste est frappant mais devrait faire figure d’exemple tant San Francisco à su rester humble en préservant quelques bout de terre de l’urbanisation massive. Bon, d’après ce que j’ai compris, avant que ce terrain ne soit estampillée du sigle des California State Parc, c’était une zone militaire réservée à protéger la baie. Ceci explique cela. Mais qu’importe, Frisco est une ville qui respire…

Darìo avec qui j’ai bien sympathisé, me lègue se chambre et s’en va pour un autre hébergement. Il me laisse donc seul avec Steve que je chauffe un peu soir pour qu’il me raconte l’histoire de sa collection de carte marine. Steve est plutôt de nature réservée et j’ai parfois du mal à trouver un sujet de conversation susceptible de le faire parler mais là je crois que nous avons un bon support pour bavarder davantage. Et J’avoue êtres autant impressionné qu’intéressé par toute ces cartes qui jouent le magnifique rôle du trait d’union entre la géographie et l’histoire. Nous passerons soirée passionnante, à genoux au milieu du salon à contempler d’anciennes gravure (certaines de ses cartes date du 16ème siècle) ainsi que de vieux et mystérieux bouquins aux allures de grimoires.

P1020916