Lundi 30 décembre 2013

20 km

Golden Gate Park

N 37°47,764' W 122°28,670'

100 m

Jour 457 – Golden Gate Park

Barth : Sans surprise, le petit déjeuner se déroule au Starbuck’s, le temps d’être sûr que nous n’avons vraiment pas de point de chute, et de prendre rendez-vous avec Fanch dans un camping à l’extérieur de San Francisco pour le soir même. Une piste tout de même, de la part d’un Jonathan qui nous parle d’un lieu associatif autour de l’art et du système D où il serait possible de résider quelques temps peut-être… Affaire à suivre.

On nous en avait parlé, juste avant l’arrivée sur San Francisco, il y a une grosse grimpette ! Effectivement, une sorte de falaise à franchir au milieu des quartiers résidentiels qui nous fera perdre pas mal de temps et de sueur. Mais une fois au sommet il n’y a plus qu’à se laisser glisser jusqu’aux portes de la ville, en attrapant une pizza au passage à Daly City, une ville asiatique. Le soleil est déjà bien bas quand nous commençons à longer la côte ouest de San Francisco pour rejoindre le Golden Gate Bridge au nord. Les kilomètres s’accumulent par dizaines au compteur et finalement la nuit est bien tombée lorsque nous traversons sans bien réaliser un des ponts les plus mythiques du monde. De l’autre côté c’est la nature.. Un state park très bien géré où nous devrons retrouver le camp ground indiquer par Fanch. Sans lumières et sans carte, ça va être vraiment coton… Mais c’est sans compter sur l’arrivée d’un tri-cycliste clignotant de mille feux qui après avoir compris notre affaire, nous propose de le suivre !

Notre sauveur est ranger pour ce parc et vit à quelques miles du camp ground, sur la route que nous cherchons. Nous suivons donc son vélo fluorescent sur une petite route qui passe par un tunnel, nous faisant ainsi éviter une ascension nocturne dans les collines et après avoir décliner son offre de dormir chez lui pour aller retrouver Fanch qui nous attend, nous lui promettons de donner des nouvelles le lendemain. A la frontale, dans un dédale de petites routes toutes neuves qui se ressemblent toutes, nous partons donc à la recherche du campground. Il faut quelques aller-retour, quelques rencontres avec des biches ou des ratons laveurs avant de finir par trouver le petit panneau qui indique le fameux camp ground. Il est pas loin de 21h, Fanch ne nous attendait plus mais le bruit des freins dans la dernière descente ne tarde pas à le réveiller ainsi que les quelques autres campeurs de passage. Il était temps que la journée se termine, et un bon dîner de retrouvailles nous redonne assez de forces pour ronfler en chœur sous les sapins.

Fanch : Après quelques mails, je profite d’une longue conversation d’entre deux fêtes avec mes parents tout en communiquant par mail avec Barth et Anais. Nous n’avons pas de plan ou dormir, on se donne donc RDV au Campground de l’autre côté du pont rouge.

Je dis au revoir à Steve chez qui j’aurai passé du bon temps. J’espère seulement que le temps que nous passerons dans les parages nous lassera l’opportunité de nous revoir. Si ce n’est pas le cas alors, merci Steve, c’est un honneur de te connaître.

Changement de sujet, J’ai pensé au menu du 31 durant la seconde moitié de la soirée d’hier, c’et donc à moi de me charger des courses avant de traverser le Golden Gate Bridge à vélo cette fois. J’arrive camping pour le crépuscule. Mais Barth et Anaïs ne sont pas au rendez vous, pas encore en tout cas. Je plante ma tente et décide de ne pas les attendre pour manger.

Je déballe la bouffe, et commence le grignotage. Sans plus attendre, des yeux s’allument à la lueur de ma frontale, 2, puis 4, puis 6, 12, 16… Oh! Des ratons laveurs, plein de ratons laveurs! Un peu trop d’ailleurs, je suis cerné et ma surprise se transforme en malaise. Je ne ferai pas le malin s’il par malchance il se mettaient tous d’accord pour me sauter dessus. Enfin, j’ai fini de mangé, les curieux sont partis, me laissant tout seul ici, vraiment tout seul.. Mes potes n’arrivent pas alors qu’il fait nuit est noir. Je n’aime pas trop ça. Je cogite et pense à trois options, soit ils ont trouvés un bon plan dodo en chemin, soit ils n’ont pas réussis à atteindre le camp avant là tombée de là nuit, soit ils ne l’on pas trouvé. (faut dire qu’il est bien planqué celui là).

J’ai décider d’allé au pieu, 3 heures qu’il fait noir, ils ont surement trouvé un spot pour la nuit. Alors que je commence à sombrer, bien installé au chaud dans ma tente (sans l’envie d’en ressortir) voila que j’entend d’étranges couinements. Si c’est les ratons laveurs qui causent, il font le même son que celui des freins d’Anaïs.