Mercredi 14 novembre 2012

25 km

Lekeitio

N 43°21,883' W 2°30,045'

10 m

Jour 46 – Lekeitio

Fanch :  Fini de rire, les colines abattent le moral des troupes. Barth semble à bout de force. Nous venons de parcourir les 25 kilomètres nous séparant de Lekeitio avant de tomber sur la jetée du port comme trois mouches affaiblies par je ne sais quelle maladie. Le soleil est au rendez vous, nous reprenons quelques forces avec vue sur mer et montagne dans le dos, mais pourtant, le silence règne ce midi. Barth et Fanchic siestent. C’est à leur réveil, nos posterieurs posés sur une terrasse de bistrot que nous remettons en question l’itinéraire de ces prochains jours. Il est clair que nous n’avancerons plus aujourd’hui et quitte à avaler des bornes autant le faire en meilleure forme. Mais le temps presse car l’hiver approche et nous redoutons qu’il ne nous percute de plein fouet une fois engagés sur de bien plus hauts sommets. Demain nous quitterons donc la côte pour rejoindre Bilbao.

Fanchic : Paysage d’une rare beauté, sous un soleil qui semble enfin nous offrir ses faveurs plus de deux jours de suite. Mais la nuit a été dure, de multiples réveils dû à la proximité de la route. Le mal de tête s’installe, et comme j’ai la flemme de déballer mes sacoches pour prendre des dolipranes, il ne me quittera pas de la journée. A Lekeitio, je suis mort, carbonisé, fourbu. Je n’ai qu’une envie: DORMIR. La beauté du site me sauve d’un sommeil prématuré.

Barth : La nuit ne fut pas aussi reposante qu’attendu… Le froid et le bruit des voitures sur la route toute proche n’ont pas aidé. On reprend la route à 10h, toujours sous le soleil. Arrêt courses au bout de 7km. Ensuite une vingtaine de kilomètres dans la montagne pour s’échouer sur la digue de Lekeitio pour un rapide pique-nique. Épuisé, je m’endort une bonne heure, détendu par un soleil que nous n’avons pas connu depuis le départ… On dirait presque que c’est l’été ! Je me réveille en entendant Fanch et Fanchic discuter avec des promeneurs français. Vu l’heure et l’état de fatigue généralisé, décision est prise d’abandonner la route de l’abbaye de San Juan de Gaztelugatxe pour filer directement vers Bilbao et profiter du beau temps pour traverser ensuite la montagne qui nous sépare de Burgos. Moins pressés nous prenons un café au pub « Le Willows » qui se prolonge en session wifi. Nous logerons ce soir sous le parvis d’une église avec vue sur mer, et plus précisément sur la houle qui vient exploser contre une petite digue arrondie en contrebas. Il fait plus doux qu’hier et un bon plat de saucisses lentilles redonne le moral à toute la troupe. Reste à bien se reposer cette nuit pour les jours de montagne qui nous attendent.