Samedi 4 janvier 2014

25 km

Sausalito

N 37°50,994' W 122°28,841'

14 m

Jour 462 – Sausalito

Fanch : À quelques détails près, la journée d’hier se répète aujourd’hui. Anais reste auprès du matos pendant que Barth va se connecter à Sausalito je m’occupe des courses. Prendre le vélo ne me dérange pas particulièrement mais 100 mètres de dénivelé dès le matin, ça ne me motive pas spécialement…

Les communications reprennent doucement, nos contacts sont rentrés de vacances et ouvre timidement leurs messagerie virtuelle, de l’autre côté du pont San Francisco se réveil, mais pour l’instant, il n’y a pas un message dans notre boîte mail qui nous donne l’occasion de nous réjouir. C’est relativement frustrant de voir cette ville d’ici, de savoir qu’il s’y passe plein de choses intéressantes et de se sentir bloqué ici, faute de logement… Et d’argent.

Je rejoint Barth au café d’ou il se connecte pour faire le retour ensemble. Nous nous arrêtons chez Ranger James puisque sa maison se trouve relativement près du campground, simplement dans l’intention de le saluer. Nous ne traînons pas mais comme il faut une bonne nouvelle (au moins une) notre ranger préféré nous propose sa maison demain pour se connecter ainsi que pour se débarbouiller, cela nous évitera d’aller à Sausalito.

La soirée est identique à celle d’hier, le brouillard s’empare doucement des étoiles, mais nous laisse entrevoir les lumière du Golden Gate. Il ne fait pas froid, mais humide et j’ai bien quand il fait sec moi!

IMG_7406IMG_7400

Barth : Les journées se suivent et se ressemblent beaucoup… Encore une fois, Anaïs reste au campground pour garder les affaires tandis que nous filons avec Fanch jusque Sausalito pour nous ravitailler et répondre aux derniers mails. Quelques nouvelles de Jonathan qui nous invite mercredi prochain pour un dîner de rentrer avec toute l’équipe de « The place for sustainable living », afin de nous rencontrer et de voir si un arrangement serait possible. Enfin une éclaircie !

Sur la route du retour nous faisons halte rapidement chez Mr X pour lui donner un peu les dernières nouvelles et après avoir pris connaissance de notre situation bloquée, il nous invite le lendemain à passer chez lui pour nous connecter ce qui divise par deux la distance à parcourir pour relever nos mails. Puis c’est le traditionnel dîner au barbecue, un peu animé par le passage de rangers qui nous font savoir que le campground est complet ce soir et que comme nous n’avons pas de permis nous pouvons passer la nuit sur l’aire de pique-nique… Finalement non, après avoir expliqué notre cas, on peut rester où l’on est, pas de problème. c’est impressionnant de se sentir autant dans la nature, loin de tout, avec sous les yeux une des plus belles villes du monde et le sentiment troublant de mesurer combien cette « nature » est sur-protégée et régulée par l’armée de rangers dont c’est la mission. Mais tout ceci se passe dans la bonne humeur heureusement !