Jeudi 9 janvier 2014

40 km

Sausalito

N 37°52,318' W 122°30,611'

14 m

Jour 467 – Sausalito

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Barth : Après un dernier petit déjeuner au feu pour Anaïs et moi, nous levons tous les trois le camp en profitant un peu du soleil qui fait sécher les affaires mouillées par la brume nocturne. Nous accompagnons ensuite Fanch jusqu’à la sortie du tunnel, là où nos routes se séparent, à droite vers le Golden Gate Bridge et San Francisco pour nous, et à gauche vers Sausalito pour Fanch qui va se connecter et faire des provisions avant de revenir au campground. A toute en ville, inch’allah !

Une fois le pont franchi, une petite pause café s’impose, nous ne sommes pas vraiment pressés et il fait beau, alors bon ! Puis nous partons à la recherche de notre hôtel, sur la sixième avenue au sud de Market Street dans le quartier Soma. En gros c’est de l’autre côté de la ville et mon petit doigt me dit qu’il vaut mieux longer par la côte plutôt que de tenter une diagonale montagnarde… J’avais raison et nous trouvons sans peine l’établissement, un peu vieillot, mais plutôt tranquille en apparence. on nous donne une carte magnétique à l’entrée qui sera notre passe-partout des prochains jours, et après avoir un peu galéré à monter les vélos sur les deux étages de la petite cage d’escalier moquettée, nous voici posés !

Douche, repos, et connexion internet depuis la chambre pour prendre les nouvelles du jour. Pas vraiment de nouvelles comme d’habitude… Un petit tour dans l quartier pour trouver de quoi assurer la fonction d’un dîner économique, et pour avoir un petit aperçu sur l’ambiance locale. On n’est sûrement pas dans le quartier le plus chic de San Francisco, et le nombre de vagabonds est assez impressionnant ici, mais plutôt pas méchants dans l’ensemble. Et on est pas si loin du cœur de la ville, à quelques dizaines de minutes à pieds quoi. On verra demain !

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Fanch :Les tentes sèchent au soleil du matin et nous plions tout trois bagages. Barth et Anaïs s’en vont vers San Francisco ou il prendrons congés quelques temps, je me prépare à faire la route pour un petit réapprovisionnement. Personne ne sera là pour garder le camps, je préfère tout remballer car je risque de passer la journée à Sausalito. Je vais tenter de trouver un café sympa histoire de charger les batteries et de me connecter au web pour relancer quelques couchsurfeurs, toujours dans l’espoir de trouver quelque chose qui s’apparente à un logement.

Ce n’est pas que je soit mal ici, je trouve même ce lieu plutôt confortable. En faite, c’est entre du camping à la mode bidochon et du camping sauvage. Excepté trois tables en bois, trois coffre en métal sensé protéger la nourriture des animaux sauvages un peu trop gourmands, il n’y a aucune infrastructure mais le bivouac y est autorisé. Nous sommes seuls la plupart du temps, nous pouvons faire du feu et le bois ne manque pas, le point d’eau est à deux kilomètre. Je prépare le repas du soir avec les ratons laveurs, les biches s’approche à 3 mètres des tentes pour mâchouiller une herbe encore un peu verte et on a même la chance de croiser un jeune renard gris qui de temps à autre traverse non nonchalamment notre petit bout de terrain. Il fait un peu frais mais il fait beau, franchement, c’est l’idéal… Pour des vacances. Mais nous ne sommes pas en vacances, nous aimerions rattraper le boulot en retard, préparer le périple en Indonésie, rencontrer du monde concernant les Objets Libres et bien d’autres choses que notre situation géographique (entre autre) rend difficile à réaliser.

Bref, 20 bornes aller, 20 bornes retour, je devrais tenir au moins quatre jours avec toute ces provisions.
Je rentre au campement. Malgré l’absence de mes compagnons de route je ne serai pas seul pour le dîner. James alias Mr X (On ne s’est pas mis d’accord sur ce coup là et je viens juste de m’en rendre compte) notre ranger préféré, ne tarde pas a venir charbon de bois dans la main gauche, crème glacée dans la main droite. Cool de la compagnie! Et un peu d’exotisme pour James (en tout cas pour le menu, légumes façon tajine). Nous discuterons longuement (et lentement car je lui demande de répéter une phrase sur deux) de progrès technologiques, d’arbre généalogique, de notre relation à la nature, de Buck Mister Fuller, du véritable barbecue, de la seconde guerre mondiale, d’humanité… On refait le monde quoi! Et ouai! C’est pas mal pour le moral de refaire le monde avec un Ranger plutôt sympathique tout en dégustant de la glace au café en regardant les lumières du Golden Gate Bridge scintiller!

Wahou! La glace c’est bon mais vu comme il fait froid, je regrette presque… Je ne vais pas m’éterniser là…

 

Haiku 056 – SF

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