Vendredi 16 novembre 2012

0 km

Bilbao

N 43°16,953' W 2°55,166'

106 m

Jour 48 – Bilbao

Barth : On se réveille un peu tard dans le petit salon de nos hôtes. Matinée d’organisation, connexion web, micro lessive… Après déjeuner, Fanch et Fanchic partent faire un tour en ville. Je reste à l’appartement pour avancer un peu sur le site et faire quelques mails. Vers 16h, nous partageons un thé avec Juan et Laura qui rentrent du boulot. Javi est sorti et la fin d’après-midi s’écoule dans une ambiance studieuse…

Fanch vient de faire l’aquisition d’une petite tablette numérique qui va lui permettre entre autres choses de rédiger directement ses écrits en version numérique comme je le fait avec mon iPod. Il y a encore pas mal de choses à caler sur le fonctionnement global de notre atelier, avec pour principale priorité de passer le moins de temps possible à gérer les différents contenus que vous pouvez voir sur le site et aussi de rendre ce processus le plus quotidien possible (ce qui m’evitera de longues journée d’ordinateur)
Mais pour le moment, il se passe une chose importante pour Geocyclab : pour la première fois depuis le départ et grâce au système formidable du « couch-surfing », nous sommes en immersion linguistique ! Nous passons la soirée en ville avec Javi, Juan et Laura, pour une tournée des bars en accéléré. Je sens que petit à petit, la compréhension de l’espagnol revient et que je commence à me faire comprendre. Le principal problème étant de ne pas mélanger anglais et espagnol dans une même conversation, ce qui a pour effet de faire planter mon système cérébral… Nous abandonnons Javi dans un bar de Bilbao pour finir la soirée en douceur avec Juan et Laura autour d’un thé.

Fanchic: Pour arriver à Bilbao c’est pas trop compliqué. Tu galère sur 10 km de montée puis tu descends pendant 30 km. Pour trouver un logement pour la nuit c’est tout aussi simple, tu t’inscris sur le site couch surfing à 18H et à 20H un mec te répond qu’il t’accueille. Ils sont trop forts nos hôtes, pas un chouille impressionnés par nos trois vélos qu’il faut monter au 1er étage (ils sont étudiés pour ça je présume car ils passent tous au centimètre près) et nos trois corps qu’il faut caser dans le minuscule salon. En bon touriste que je fais, je me balade dans la ville à pieds, prenant quelques photos sans aucun intérêt et passe trois plombes à retrouver mon chemin…

De gauche à droite : Juan, Laura et Javi

Fanch: Nous sommes chez Javis, Juan et Laura, dans leur appartement sur les hauteurs de Bilbao. Le programme de la journée s’annonce dense et comme à notre habitude, nous profitons du confort qui nous est offert pour charger les batteries de nos appareils de bord et pour se mettre au boulot. L’ordinateur est un allié précieux, il nous permet de centraliser nos données, de communiquer… mais je pense que nous avons sous estimés le nombre d’heures qui seront consacrées à ce petit écran. On l’utilise à tour de rôle en essayant de ne pas perdre de temps pour que le suivant puisse lui aussi, faire ses devoirs. Les urgences sont bien sûr prioritaires. Mais malgré tout nos efforts d’organisation, l’impression que les journées sont trop courtes ne s’estompe pas. Nous n’arrivons pas à mettre de coté l’atelier pour se payer de vrais pauses, je pense pourtant que nous en avons grand besoin. Je suis quand même sortis cette après-midi avec l’intention de me rendre au « Guggenheim Museum » mais j’ai finalement décidé d’écourter ma petite ballade urbaine pour me mettre au boulot. Et oui, tant que je n’aurais pas achevé ma besogne, je n’aurais pas l’esprit tranquille. Il nous est encore difficile de faire la part des choses, entres la route, le travail et les loisirs. Mais heureusement nos hôtes, soucieux de nous faire découvrir « Bilbao by night » parviennent relativement facilement à nous convaincre d’aller boire un verre dans le vieux centre de la ville. C’est une de nos premières sorties depuis le début du voyage, un petit retour à la sédentarisation.