Mardi 28 janvier 2014

0 km

Pandok Taman, Denpasar, Bali

S 08°42,784' E 115°11,920'

38 m

Jour 486 – Pandok Taman, Denpasar, Bali

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Fanch : Après être sortis de la zone internationale avec un nouveau tampon sur nos passeport, attrapé l’ensemble de nos biens sur le tapis roulant et enfin, après avoir subit un interrogatoire sommaire au sujet de notre programme sur les îles de ce pays… Nous y voilà enfin! L’Indonésie, transition entre l’Océanie et l’Asie. Nous y voilà enfin… Au point le plus au sud de notre périple, à quelques centaines de kilomètres sous l’équateur. Nous y voilà, sous cette chaleur moite que nous attendions avec impatience… Bienvenu à Denpasar, capitale administrative de l’Île de Bali. Et bonne nouvelle, en ce 28 Janvier, il ne pleut pas.

Le temps de reprendre nos esprits et de respirer quelques bouffées d’air local et nous trouvons une camionnette qui nous déposera pour 200 000 roupiahs au porte de l’hôtel que nous avions réservé auparavant. Ah oui, nous sommes officiellement millionnaire, nous avons fait notre premier retrait avant de sortir de l’aéroport. Un retrait de 1 500 000 roupiahs (ce qui équivaut à une petite centaine d’euros mais ça, il ne faut pas le dire). Arrivés à l’hôtel, la première étape constitue à vérifier l’état des bagages et des bécanes. Excepté l’une des fixation de ma suspension, tout est vraisemblablement ok, et surtout tout est là.

Nous enchaînons avec un timide balade dans le quartier, l’objectif étant de se nourrir bien sûr et d’en découvrir un tout petit peu plus sur notre nouvel environnement. Pour le moment, j’ignore notre localisation exacte, je sais juste que nous sommes entre l’aéroport de Denpasar situé plus au sud et le centre ville, au nord. J’imagine donc que l’ambiance que nous observons actuellement doit être celle d’une banlieue Indonésienne, je dit bien, j’imagine.

Donc, la première chose frappante, c’est la circulation. Ici, on roule à gauche, enfin, à gauche ou là ou il y a de la place pour se faufiler. La route étroite est aussi très passante et c’est un impressionnant flux discontinu de scooter qui monopolise la chaussée. Bien sur, les trottoirs sont inexistant, il faut à la fois faire attention ou on pose le pied tout en étant vigilant vis à vis du trafic… Débordant. On mange bien, à la mode locale pour moins d’un euro par personne dans un petit boui boui de quartier. La tenancière baragouine quelques mots d’anglais et… Et nous nous confrontons à un nouveau langage. La communication risque d’être compliquée mais néanmoins davantage spontanée, simple et sincère que lors de notre dernière étape. Disons que l’on intrigue plus que l’on ne fait peur… Ce n’est qu’un premier ressenti, je tiens à le préciser.

Alors que le peuple indonésien est en grande partie de confession musulmane, l’île de Bali est habitée d’une majorité de bouddhistes. Mais notre chambre domine la cours d’une école ou l’enseignement transmet les valeurs du prophète Mahomet. Le psaume qui s’échappe du haut parleur a le don de me faire sourire… Souvenir, souvenir.

Enfin bref, nous avons vraiment besoin de repos et le reste de la journée y sera consacrée. Je pourrai en écrire bien plus mais j’en garde un peu pour demain… Et pour après demain. Quoi qu’il en soit, ça fait vraiment du bien d’être ici… Affaire à suivre.

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Barth : L’aéroport de Singapour est vraiment impressionnant, de par sa taille et sa modernité. Après le froid de Séoul, voici les tropiques et leur chaude moiteur qui parvient à filtrer malgré la climatisation de l’ensemble des bâtiments. Nous y avons cinq heures à attendre, en pleine nuit, dans un état de conscience semi-léthargique… Notre vol pour Bali est à l’heure et nous décollons comme convenu en même temps que le soleil se lève. Le petit déjeuner à bord nous est servi sur l’équateur et pour la première fois pour nous deux, nous mettons les pieds (façon de parler) dans l’hémisphère sud de notre globe…

Neuf heures du matin, 30 degrés au sol, Bali nous voici ! Les formalités de l’aéroport se déroulent sans trop de problème mis à part que nous constatons que certains de nos sacs ont été fouillés par les douanes. Ils nous ont laissé un petit mot quand même pour pas qu’on s’inquiète… Quelques instants pour trouver un taxi qui puisse embarquer nos vélos emballés et nos bagages et nous voila à l’hôtel, dans un quartier pas du tout touristique. Notre chambre au second étage donne sur une école musulmane. La chaleur et la fatigue nous écrase, j’ai à la fois l’impression d’être au Maroc en voyant toutes ces filles voilées dans la cour d’école, mais le climat tropical me donne envie de parler espagnol comme au sud du Mexique… Ça ira mieux après une bonne nuit.

Le déballage des vélos nous fait perdre quelques litres de sueur mais la douche qui s’en suit nous fait enfin atterrir. Reste à trouver un petit quelque chose à manger, et il y a le choix entre les différentes petites échoppes. Pas facile de se faire comprendre quand nos interlocuteurs ne parlent pas anglais mais on y parvient tout de même. Une petite promenade digestive nous fait entrevoir les principaux thèmes de notre séjour, à savoir une foule de scooters qui roulent plus ou moins à gauche, des temples et petits hôtels un peu partout et une végétation luxuriante même en pleine ville ! Je m’attendais à arriver dans une grosse ville avec des immeubles mais le plus haut bâtiment que j’ai pour le moment aperçu fut l’aéroport… Tant mieux !

Nous tombons sur un cyber café sympathique où le gérant est en train de jouer de la guitare, l’occasion de donner quelques nouvelles sur notre arrivée, suite à quoi nous filons à l’hôtel pour une sieste très attendue… Jusque vingt et une heures tout de même ! C’est donc déjà l’heure de dîner, la même soupe de nouilles que ce midi c’est très bien. De toute façon je n’ai pas trop d’appétit avec la chaleur et sans doute un peu à cause des cachetons anti-paludéens que nous avons commencé à prendre hier. Une soupe, et au lit donc, car il reste encore pas mal de sommeil à rattraper. En tout cas c’est soulageant de retrouver un pays « civilisé », où l’on peut manger pour moins d’un dollar ! Je regrette peut-être juste la largeur des routes et des trottoirs qui font défaut ici…