Mercredi 29 janvier 2014

0 km

Denpasar

S 08°42,727' E 115°11,998'

39 m

Jour 487 – Denpasar

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Barth : Vers six heures les premiers enfants arrivent dans la cour de l’école, peu de temps après le lever du soleil. Nous émergeons donc et commençons la journée par une bonne lessive que nous n’avions pas pris le temps de faire à Oakland, avant de sortir manger. Les petits restaurants ne manquent pas et c’est à chaque fois le même rituel. On vous sert une assiette de riz qui est ensuite garnie en choisissant parmi les différentes préparations qui sont présentées en vitrine. Oeufs, poissons séchés, légumes cuisinés, sauce pimentée… Que du bonheur et tout ça pour à peine un euro.

De retour à l’hôtel je prend le temps de laver mon vélo démonté en inspectant les éventuels dommages causés par le transport en avion. Pour ma part, je m’en sors bien, juste une petite éraflure sur la jante, et Fanch aura tout de même une patte de fixation de son siège à redresser. il est déjà l’heure de retourner manger quelque chose, et nous profitons de cette sortie pour aller faire un tour au cyber, à la fois pour prendre et donner quelques nouvelles en France, et pour chercher des informations sur la suite. Décision est prise de prolonger notre séjour ici, pour vraiment nous reposer et pour monter et publier le checkpoint tourné avant de décoller. Nous sommes dans un quartier absolument pas touristique, situé entre l’aéroport et le centre de Denpasar, de nombreuses rizières entourent les zones construites et nous sommes visiblement les seuls occidentaux ici. Tant mieux ! J’avais un peu peur qu’on se retrouve dans une station balnéaire, pour le moment on a réussi à passer à côté.

C’est l’heure la plus chaude de la journée, une petite sieste s’impose avant de me plonger dans le remontage, graissage, réglage et huilage de ma bécane. L’affaire est vite réglée, mais il faudra que je prenne le temps de resserrer un peu mes freins et sans doute de changer le câble des vitesses qui n’a pas bien supporté le démontage. Le soleil se couche vers dix-neuf heures, ce qui est plutôt rassurant, les journées sont plus longues ici que dans l’hiver californien. Et pour le moment nous n’avons pas vu une seule goutte de pluie, malgré les nuées qui défilent dans le ciel, balayée par un vent d’ouest de plus en plus fort. Touchons du bois, la saison des pluies est peut-être déjà passée, mais c’est peut-être parce que nous sommes au Sud de l’île, près de la mer…

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Fanch : L’avantage du décalage horaire est que nous nous réveillons naturellement aux alentours de 6 heure, un rythme qui serai bon d’essayer de maintenir. Le soleil est levé depuis un bon moment déjà et j’ai bien l’impression qu’il se couche aussi plus tard qu’en Californie, ça c’est le deuxième bon point. Et le troisième est qu’il ne pleut pas. D’après ce que nous avons compris, la mousson battait son plein le mois dernier et depuis, certes il pleut de temps à autre mais ce n’ai pas systématique. Du troisième bon point découle une quatrième bonne nouvelle, pas de moustiques à déclarer…

Allez, on passe à l’action pour une lessive matinale et un remontage complet des bécanes. Ce dernier nous occupe une bonne partie de la journée. Nous ne prenons donc pas le temps de nous enfoncer d’avantage dans Denpasar, cela viendra bien assez vite. En revanche chaque pause déjeuner est synonyme de découverte. Gustative en premier lieu, une base de riz blanc avec toute une panoplie d’ingrédients étrange au choix. Étrange certes mais délicieux et après trois mois à manger à la mode occidentale mes papilles en sont toute dépaysées et ce pour un prix imbattable. Outre le plaisir de la table, une civilisation souriante nous accueil. Les contacts sont simples et même si les discutions philosophiques en indonésien ou en Balinéen ne verrons probablement pas le jour, on peut sentir que l’absence d’un langage commun n’est pas un obstacle pour communiquer. Quand l’anglais est inapproprié, gestes et onomatopées sont de rigueur. J’ai cependant appris mon premier mot, trimarashi ou tri mara shi, enfin, je n’en sait rien mais oralement, ça semble bien fonctionner. Ah oui, trima rashi ça veut dire merci.

Le coût de la vie, vous l’avez compris est aussi bien plus abordable. Moins d’un 1 euro pour manger, 3000 roupias (20 centimes) la bouteille d’eau, seul l’hôtel reste un peu cher mais nous sommes au abord de la capitale. On ne discute pas les prix, et je crois bien que personne (pour l’instant) ne cherche à nous entourlouper. Le potte-feuille de Geocyclab est un peu rassuré.

Niveau forme physique, la fatigue et le changement soudain du climat restent deux facteurs encore difficiles à gérer. J’ai un mal de crâne omniprésent depuis 24 heure que je mets sur le compte d’une légère déshydratation mais dans l’ensemble on se porte bien. Pour ne pas forcer, nous allons probablement prolonger de 48 heurs notre séjour, principalement pour nous reposer mais aussi pour monter le Checkpoint 008 tourné avant de quitter les USA et pour nous adapter davantage à ce nouveau monde que nous sommes en train de découvrir.