Samedi 1 février 2014

0 km

Kuta

S 08°42,700' E 115°10,591'

37 m

Jour 490 – Kuta

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Fanch : Pomogane est devenu notre petit cocon. Nous y avons pris nos marques, connaissons à présent quelques bonnes adresses pour bien manger à prix dérisoire. A Pomogane, quartier Musulman, vous ne trouverez probablement pas d’activités fun ou intéressante pour profiter des vacance à fond, pas d’agence de voyage, pas de bistrot branché, pas de boutique de souvenirs ou autres enseignes de renommée mondial, mais des mécanos pour scooter, artisans chaudronniers ou ferrailleurs en tout genre. Étant certainement les seuls visages pâle du quartier, nous sommes observés moins comme des touristes que comme deux étrangers marginaux. Je ne m’en rends compte qu’à l’instant, alors que nous venons de débarquer à Kuta, un autre quartier plus à l’Ouest, en bordure de l’océan. Kuta est réputé pour son côté fun, ses plages, ses vagues, pour ses salons de massages et pour ses luxueux hôtels avec vue sur mer. C’est d’après ce que j’ai compris le rendez vous incontournable des australiens qui ont colonisés ce lieu comme les européen l’on fait à Ibiza. Un tourisme qui ne tient vraiment pas à se fondre dans le paysage. Après 5 jours relativement isolé, nous mettons les pieds dans un Dreamland foireux et c’est plutôt déroutant. Ouaip, c’est clair et on est bien d’accord avec Barth, nous préférons mille fois rester bosser une semaine dans un même quartier ou il ne se passe rien d’extraordinaire, à côtoyer des humains dont ce n’est pas le métier de sourire, que d’aller se dorer la pilule sur la terrasse d’un bar à cocktail ou le prix d’un café équivaut à trois copieux repas.

Bah alors, qu’est ce qu’on fait là? Ah oui, bonne très question… Nous espérons tout simplement trouver une connexion internet doté d’un débit suffisant afin d’uploader le dernier Checkpoint. Les infrastructures étant d’avantage développées pour satisfaire les touristes capricieux, que les besoins des locaux, nous sommes « forcés » de migrer dans ce lieu qui ne nous correspond pas vraiment. Et non mec, les sexy massage ne nous intéresse pas… Merde… Nous ne sommes pas venu non plus pour acheter une statuette amérindienne mais bel et bien pour trouver un cyber-café, c’est ce que tout les rabatteurs et vendeurs de babioles ont vraiment, vraiment du mal à capter… C’est toujours pareil, au début on essaye de discuter et d’expliquer posément notre situation, puis toujours on fini par devenir con…

Et tout ça pour rien, puisque ici comme ailleurs et ce même si la wifi existe, les connexions reste merdiques. Après plusieurs tentatives et une journée foutu en l’air, Barth renonce juste avant de péter les plombs, c’était limite limite mais il est suffisamment raisonnable le mec… Vas y Barth, vient on s’arrache, on a plus rien à faire ici.

Bon, je crois que le message est clair, l’Indonésie est en bout de ligne, c’est pas la fête cybernetiquement parlant. C’est un facteur supplémentaire que nous allons devoir prendre en compte… Et nous en discuterons longuement ce soir. Une fois de plus des changements s’annoncent.

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Barth : Une fois le petit déjeuner avalé, nous prenons juste le temps de changer de chambre d’hôtel après avoir conclu avec le réceptionniste que la réparation du climatiseur prendrait beaucoup de temps, et nous attrapons un taxi en direction de Kuta, le quartier touristique et balnéaire situé au sud ouest de Denpasar. C’est un autre visage de Bali qui se dévoile, celui du tourisme de masse, majoritairement australien, avec toute la panoplie de boutiques souvenirs, de chaines de restauration internationales et d’attrape touristes plus ou moins pittoresques.. Bref, le paradis pour certains… Mais nous sommes ici pour trouver une connexion wifi susceptible de supporter la mise en ligne du dernier checkpoint.

Le premier café est un échec, 12 heures de chargement ça ne va pas être possible. On tente une deuxième chance dans un cyber repéré sur internet et dont la connexion satellite laisse un peu d’espoir mais pas de chance il vient de fermer l’an passé… Apparemment l’Indonésie et particulièrement Bali, se situe en bout de ligne avec des débits moyen-âgeux qui me rappelle la Mauritanie. C’est pas gagné… On finit par trouver une connexion wifi un peu plus prometteuse dans un cyber/restaurant, mais au bout de trois heures de chargement avec de nombreuses coupures, ajouté au refus du gérant de me laisser brancher l’ordinateur via un câble ethernet, je frise la crise de nerfs et déclare forfait. Je pensais que l’affaire serait réglée pour midi et que nous aurions l’après-midi pour souffler un peu avant le départ de demain, mais il est seize heures passées, et la fatigue et la chaleur n’arrangent rien. Nous rentrons dépités à l’hôtel où nous avons une longue discussion au sujet du fonctionnement de Geocyclab. L’idée de revoir intégralement les contraintes de notre atelier que nous avons évoqué dans le dernier Checkpoint s’avère être plus que jamais urgente. Il va y avoir du changement dans les semaines qui viennent, particulièrement sur la forme du carnet de bord… La réforme de Geocyclab est donc enclenchée !

Après le dîner, ayant décidé de rester un jour de plus (c’est la dernière fois, promis) pour trouver des hamacs et des moustiquaires et pour nous reposer un bon coup, nous passons un long moment au cyber du quartier pour repérer les magasins de hamacs, et ironie du sort, pour mettre en ligne le Checkpoint via une clé USB en à peine une heure et demie ! Reste à finir de synchroniser le site et à envoyer le dossier de demande de subvention à la SCAM que j’ai eu le temps de finaliser pendant notre fastidieuse connexion de l’après-midi. En attendant, au lit !