Jeudi 04 octobre 2012

80 km

Canal de Nantes à Brest

N 47°31,889' W 1°57,664'

m

Jour 5 – Canal de Nantes à Brest

Fanch : Réveil matinal. Nous n’avons pas le temps de traîner, je regarde mon compteur et remarque qu’il vient de passer la barre des 300km. Jamais, bien sûr, je ne suis partis si loin de mon petit pays sans l’aide d’un véhicule motorisé. Nantes approche et se dessine comme une étape importante. Je suis étrangement impatient d’y parvenir comme si cette ville symbolisait (pour moi) la frontière entre la Bretagne et le reste du monde. J’ai encore le sentiment de faire une petite ballade entre potes, un été pourri et j’imagine qu’après cette ville que je connais déjà, je pourrai enfin assouvir quelques uns de mes désirs de vagabond.

Enfin bref… Nous avons parcouru nos 80 kilomètres quotidien. Demain nous quitterons le canal de Nantes à Brest, ou plutôt de Brest à Nantes devrais-je dire pour rattraper l’Erdre et enfin, nous diriger vers la Loire.

Barth : Je me réveille à 8h00 la gueule en vrac. J’ai du prendre froid hier, je commence la journée par le brin de toilette avec l’eau de la fontaine. Petit dej, démontage et vague séchage des affaires sur le soleil qui se lève et nous voila repartis direction Mont?… Premier soleil sur le canal depuis le départ mais il fait fraîs.

Pause café sur la place du marché, vitamines et Riqulès à la pharmacie et quelques fruits et légumes sur le marché, nous repartons . Route sur 20 km avant la pause dejeuner sur une table de pique-nique où Fanch predecoupe les legumes pour le soir pendant que Fanchic loupe de peu une perche sous le regard désabusé d’une camionnette de personnes agées en promenade. Salut à la péniche qui passe au son de France Inter en radio solaire !

Le temps se maintient et je sors le short! Direction Redon où l’averse attend que soyons abrités autour d’un coca pour tomber. Discussion avec une dame en terrasse sur l’origine du drapeau breton (penser à trouver un drapeau rom) Nous repartons fatigué le long du canal qu’un tracteur vient de joncher de branches élaguées, ce qui ne facilite pas le trajet sur la terre battue.

Rendu à 80 km journaliers, nous hésitons à stopper pour la nuit en face d’un gîte où une sorte de préau muni d’une cheminée nous tend les bras. Mais nous décidons de pousser un peu jusque ?? La nuit tombe presque quand nous trouvons enfin un peu d’herbe pour planter les tentes et une table. Même menu que la veille mais amélioré préparé par Fanch et Fanchic pendant que je passe plusieurs coups de fils pour organiser le rapatriement de l’ordinateur via Anaïs qui vient à Nantes le lendemain. Je plante enfin ma tente à 21H passées et trouve encore la force d’écrire un peu, bercé par les ronflements de Fanch, les cris étranges d’oiseaux de nuit et l’angelus de l’église toute proche. 90km au moins aujourd’hui ! Et au moins 70 pour rejoindre Nantes demain. J’ai hâte que prenions le temps de faire autre chose que du vélo toute la journée…