Mardi 20 novembre 2012

70 km

Fuentelcesped

N 41°35,273' W 3°37,096'

894 m

Jour 52 – Fuentelcesped

Fanch : Le quotidien se ponctue de rituels s’affinant jour après jour. Le réveil sonne à 7 heure, Barth se lève généralement en premier avant de lancer un « Fanch, c’est l’heure! », nous plions nos affaires de couchage avant de lancer le thé et de manger notre bol de céréale sans oublier la clémentine du matin. Puis c’est au tour de Fanchic d’émerger pendant que nous fumons une clope devant les premières lueurs. On s’active pour ranger tout ce qui traîne, faire la vaisselle, s’habiller sportivement, vérifier que rien n’est oublié sur place, fermer puis arnacher nos sacoches. Entre 8h et 8h30, nous voilà tout trois chevauchant nos montures, prêts à prendre la route…

Je sens un que nous sommes en plein virage. Chacun d’entre nous a ses petites habitudes visant à libérer du temps pour que l’on puisse faire autre chose que pédaler, manger et dormir. Mais malgré tout, je me rends compte que le voyage demande beaucoup plus d’énergie que je ne l’imaginais… Et je reste encore insatisfait vis à vis de la  production de Geocyclab… Affaire à suivre.

Barth : Pas de gel ce matin mais la nuit était froide tout de même, au point de m’empêcher de dormir les dernières heures. La campagne castillonne sous le soleil levant est un spectacle incroyable. Comme nous roulons plein sud le soleil je m’amuse à regarder sur ma droite mon ombre projetée et étirée sur les champs que nous longeons. J’ai la flemme de m’arrêter pour sortir une caméra, il y aura d’autres occasions… En fin de matinée nous descendons dans une vallée pleine de brume jusqu’à un petit village pour une pause café bienvenue. Une fois réchauffés et l’ordinateur un peu rechargé, nous reprenons la route pour Arando de Rueza où nous pourrons faire des courses et poque-niquer vers 15h après une cinquantaine de kilomètres… Le ciel s’est un peu chargé de nuages et il fait presque doux quand nous arrivons ensuite à Fuentelcesped dans l’espoir d’y trouver un abri pour la nuit et qui sait, peut-être une douche ! Après avoir sonné chez madame le maire, discuté avec un vieux monsieur qui nous parle de la deuxième république sans trop qu’on sache pourquoi, et visité les hauteurs du village, nous décampons bredouilles avant que la nuit ne tombe. Il nous faut atteindre les 70kms au compteur pour trouver un bout de champ pour planter les tentes. Un bon feu et un dîner copieux nous font un peu oublier la fatigue, mais pas pour longtemps…