Dimanche 30 mars 2014

0 km

Jalan Cilandak, Jakarta

S 06°17,344' E 106°47,792'

36 m

Jour 547 – Jakarta, épisode 2

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Des nouvelles du front. Nous sortons tout juste d’un apéro chez Mathilde, un apéro-boulot destiné à préparer l’imminente intervention de Geocyclab pour les classes de troisième du LIF (lycée international français). Mathilde est prof de techno, Julien prof d’arts plastiques, notre présentation se fera donc sous l’égide de l’art et de la science avec une touche de voyage et d’aventure pour les jeunes esprits rêveurs.

Côté artistique, nous sommes plutôt rodés, aujourd’hui l’objectif est donc d’illustrer notre recherche sur les « Objets Libres », souvent très théorique et peut-être ennuyeuse, avec une démonstration ludique du micro contrôleur Arduino. Alors que Barth fait chauffer le processeur de notre ordinateur en continuant à bosser sur les vidéos, Julien me prête généreusement le sien pour préparer quelques surprises aux collégiens… Je m’attelle donc avec un soupçon d’excitation à programmer Arduino en tant que système autonome embarqué pour en faire un petit instrument de musique portable et attractif. Je me replonge dans les forums internet, teste pas mal de petites choses, pour enfin parvenir à mes fins. En quelques jours notre cher petit Arduino s’est transformé en sampleur basique capable de gérer plusieurs échantillons sonores. Il peut être contrôlé via de classiques boutons ou « potars » (potentiomètres) mais de nombreux capteurs peuvent lui être associé. Pour l’occasion, les élèves auront la possibilité de manipuler les sons en fonction de leurs mouvements grâce à un émetteur-capteur ultrasons. Juste une petite parenthèse, un système embarqué, cela veux dire qu’une fois programmé il n’est plus dépendant d’un ordinateur pour fonctionner, ce qui allège considérablement la mise en place lors d’une installation. Tout cela est encore nouveau pour moi mais j’entrevois déjà de nouvelles portes qui s’ouvrent.

Malheureusement cette session travail fût interrompue par un aller retour à Singapour dans l’unique but de refaire tamponner mon passeport pour prolonger mon séjour indonésien. Je n’ai pas d’autre alternative. une bonne heure et demie de bouchons pour joindre l’aéroport, un vol sans autre intérêt qu’un gaspillage de kérosène, un stage de huit heures dans le hall aseptisé et sur-climatisé de l’aéroport de Singapour, pour ensuite rebrousser chemin. Super moment! Enfin bref, du temps et de l’argent, voilà ce que coûte cette magnifique absurdité administrative.

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Jeudi 27 Mars 2014. Les deux heures de présentation au lycée international Français se sont bien déroulées. Forcement, intervenir dans notre langue natale auprès d’un jeune public nous offre l’occasion de passer un bon moment. Les élèves semblent pour la plupart comprendre et adhérer à nôtre quête si l’on en croit les oreilles attentives et les nombreuses questions. La présentation d’Arduino comme exemple d’outil issu du monde du libre a fait son petit effet, rien de tel qu’une petite touche d’interactivité pour capter l’attention des jeunes après une heure et demie de discours et de projections vidéos.

Question paperasse, notre situation tend à se débloquer puisque l’ambassade à reçu le passeport de Barth. Nous ne l’attendions pas de si tôt et ce retournement de situation sonne plutôt comme une bonne nouvelle. En revanche, au vu du travail qu’il nous reste à abattre, le temps qui nous était alloué avant notre départ de Jakarta s’est contracté. Pour ce qui est des vidéos en attente, on ne se fait plus guère d’illusions, elles attendront probablement Kuala Lumpur, car avant cela il nous faut attaquer les tournages et montages du Checkpoint-009, la réservation des billets de bateau et la préparation de la Malaisie (contacts à relancer et itinéraire à tracer), la mise à jour du site et les transferts des fichiers vidéos pour le festival de l’Oeil d’Oodaaq… Et j’en passe.

À propos du transfert des fichiers vidéo, Piero et Fanch de Linux Quimper ont encore une fois assuré en nous offrant la possibilité d’envoyer les fichiers sur un serveur directement en ligne de commande. Une opération qui s’avère plus rapide que via les sites de transfert traditionnel et avantage non négligeable, cette méthode permet d’interrompre le chargement d’un fichier pour le relancer plus tard (en attendant une meilleure connexion par exemple). Incroyable, merci encore à vous les gars!

Une réunion est prévue avec Anaïs dans les jours qui viennent pour faire un point sur la situation financière de Geocyclab qui n’évolue guère dans le bon sens. Nous pensons à relancer ou plutôt à intensifier nos recherches de fonds, subventions, fondations, concours, bourses, crowfunding… Un autre point que nous devrions aborder et qui, faute de temps resurgit un peu du passé, c’est cette histoire d’ordinateur défunt. Anaïs à lancé les démarches pour faire fonctionner la garantie, il ne nous reste (presque) plus qu’à croiser les doigts… Mmmm, ça sent les heures dans les dossiers tout ça, on adore.

Enfin, j’insiste sur le fait que la maison et l’accueil de Julien sonnent pour nous comme une bénédiction. C’est un lieu calme dans une ville frénétique, un endroit idéal pour rester concentrés et nous nous y sentons comme chez nous. Mais Julien a aussi le don pour nous distraire, nous sortir un peu la tête du boulot. Alors, en quelques mots, « Ta compagnie est un véritable privilège Ju, merci encore ! Bagus bagus !! »