Dimanche 25 novembre 2012

0 km

Madrid

N 40°23,192' W 3°42,345'

590 m

Jour 57 – Madrid

Fanch : Mon rhume se stabilise, j’ai bien dormis… Une grasse-matinée bien méritée et un copieux petit déjeuner nous ont remis d’aplombs pour une visite du centre et des principaux édifices de la capital. Nous nous sommes permis de prendre le temps de visiter Madrid avec Gaëlle (guide 3 étoiles), de faire les touristes, de ne pas trop penser au boulot, de marquer une pause de 24 heures…

Barth : Enfin une vraie grasse matinée ! Levés vers 11 heures et après un royal petit déjeuner, nous profitons un peu d’internet avant de sortir prendre l’air de Madrid. Nous pouvons rester quelques jours chez Gaëlle pour travailler, nous reposer et organiser la suite du voyage, alors ce dimanche, c’est congé !

Nous passons l’après-midi à visiter le centre de Madrid, guidés par Gaëlle. De retour à l’appartement, la soirée se déroule presque comme la veille, avec un bon dîner agrémenté de conversations sur l’état du monde, la place de la femme, la bretagne et tant d’autres choses…

Fanchic : Stop, une visite touristique, c’est bien la première! Déambulation bavarde dans les jardins madrilènes, le temps file au rythme de nos visites d’une place, d’un palais, d’une église. Il est bon parfois d’être touriste, surtout lorsque madame la guide délivre milles précisions historiques ou personnelles sur les sites rencontrées.

Gaëlle côtoie de par ses études un monde (social) auquel le commun des mortels n’a pas accès. Je parle de ces gens qui prennent leur café au « Ritz »! Bienvenue dans la cercle de la haute bourgeoisie madrilène. Ces gens cultivent un entre soi complet.  Le rang importe plus que tout. Marx parlait de conscience de classe, eux l’ont et ritualisent toutes leurs rencontres et alliances pour éviter le mélange. L’opus dei cadre et délimite cette « nouvelle » aristocratie. Quand Gaêlle parle de ses camarades de classe, de leur réflexion, de leur attitudes je ne peux m’empêcher de penser qu’un certains nombre de baffes se perdent! Pour exemple, les jeunes filles savent parfaitement que leurs études supérieures ne seront qu’un faire valoir social, un moyen d’en imposer dans les dîners. Le but n’est pas de s’en servir, seulement de pouvoir le glisser dans la conversation. Ce qu’il faut atteindre c’est le mariage avec l’homme de son rang. Celui justement, que l’on rencontre au Ritz… Ensuite la vie c’est mère au foyer et parade dans les réceptions, vision d’un autre siècle… Et réflexion malheureusement encore moderne, « mais les pauvres ma chèèèèère, ils le sont parce qu’il ne travaillent pas assez ». Des baffes je vous dis!!!