Mercredi 28 novembre 2012

25 km

Atarfe

N 37°13,366' W 3°41,172'

607 m

Jour 60 – Atarfe

Barth : Après une très courte nuit et un réveil un peu forcé, nous nous retrouvons comme prévu à glisser dans les avenues de Madrid dans la fraicheur du matin. C’est l’aube, les lumières de la capitale espagnole sont encore allumées alors que l’horizon commence à se teinter de rose. C’est étrange de se retrouver sur nos montures après cette pause de trois jours !

Une heure plus tard nous nous rendormons dans le bus jusqu’au premier arrêt petit déjeuner vers 10h30. Il fait très beau mais tout le temps que nous roulons, le thermomètre du bus indique des températures qui nous donnent raison d’avoir choisi de faire cette avancée motorisée ! Les oliveraies s’étendent à perte de vue, d’abord sur un plateau et soudain la sierra Nevada à l’horizon dévoile ses premiers reliefs. En arrivant à Grenade le spectacle est impressionnant ! Nous avons fuit le froid en accélérant vers le sud mais c’est là que nous verrons notre première neige, étincellante sur les sommets qui surplombent la ville.

Il est presque 14h, nous devons vite sortir de la ville pour pouvoir camper. La visite de Grenade est partie remise et nous filons plein ouest pour rejoindre des amis de Fanchic le lendemain soir sans doute. Au bout de 25kms nous trouvons un petit bois un peu humide, jouxtant une rivière, qui fera l’affaire pour la nuit. Fanchic ne demande pas son reste et se couche tout de suite et je reste avec Fanch à boire une petite soupe au coin du feu. L’étape de demain devrait être dure, nous sommes au lit à 20h.

Fanch: Il est beaucoup trop tôt, 6 heure 10 exactement quand je m’extrais du lit. J’émerge difficilement, mais en découvrant les mines de Barth et de Fanchic… heu, c’est juste rassurant de voir que je ne suis pas le seul dans cet état.

C’est sur la route de Granada que je réalise à quel point l’après midi de travail et de recherche que je me suis offerte hier a relancée ma motivation. Mon cerveau est parcouru en long et en large de décharges de quelques nano-ampères, les idées fusent, le désir de créer s’intensifie, c’est un sentiment que je connais bien et que j’affectionne particulièrement.

Grenade, nous voilà… mais nous ne restons pas. Nous espérons rejoindre Iznajar d’ici demain, ou je l’espère nous pourrons mettre en œuvre notre première installation. Nous roulons vers l’ouest, dans notre dos une barrière de monts enneigés nous donne raison d’avoir osée prendre le bus. Je ne m’y attendais pas, le thermomètre de la gare routière affiche 5 degrés alors que le soleil est encore au zénith. Le ton est donné et on peut dire que l’Espagne nous montre avec sincérité ce qu’elle est vraiment. Mais heureusement, la neige c’est froid, mais c’est beau…

Fanchic : Nous nous éclipsons avant le jour. Gaëlle dort encore. Nous ne la réveillons pas comme elle nous l’avait demandée. Pas d’au revoir, mais les souvenirs d’une très belle rencontre resterons.

Je n’ai pas de remord à prendre ce bus, même si… Même si certains paysages entraperçus du haut de notre bus me fait dire que la balade y aurait été agréable. Arrivée en Andalousie, les cimes eneigées de la Sierra Nevada domine, majestueuse, la ville de Grenade.

Les trois heures de vélos me terrasse, la nuit fut courte et l’autobus pas spécialement reposant. J’enchaine montage de tente, installation dans mon duvet et dodo, sans passer par la case repas…