Dimanche 09 décembre 2012

0 km

Guevas De San Marco

N 37°15,805' W 4°24,515'

452 m

Jour 71 – Guevas De San Marco

Barth : C’est le dernier dimanche que nous passons en Europe. Fanchic est toujours avec ses amis et Fanch est parti tôt ce matin avec Chloé pour se balader. Pour ma part, j’ai besoin de sommeil et décide de rester au calme. Après une bonne grasse matinée, je m’installe sur la terrasse de la maison avec l’ordinateur pour travailler un petit peu et skyper… Ce bain de soleil me fait du bien mais je suis encore bien malade.

En fin de journée, nous nous retrouvons tous autour d’un boeuf bourguignon pour fêter notre dernière soirée ! On se couche un peu tard, le temps de faire les affaires et pour ma part de synchroniser en dernière minute notre site pour partir l’esprit tranquille…

Fanch : J’abandonne Barth qui dort encore pour accompagner Chloé à Cuevas de San Marco.  Après la journée d’hier, j’ai besoin de décompresser. Laissant Chloé s’occuper de son jeune et fougueux cheval, j’entreprends une ballade dans les rues du village. Les habitants timides en ce milieu de matinée sortent peu à peu pour animer la place principale. J’assiste discrètement au réveil de Guevas de San Marco. Et les vieux observent l’étranger, le regard curieux, pour ne pas dire méfiant. Ne sachant pas vraiment de quelle façon réagir, je souris en lançant des « Hola » amicaux à tire la rigaud. En règle général, leur traits se détendent rapidement j’ai parfois même une réponse de leur part. J’essaie donc de me perdre un peu dans le village sans autres objectifs que de me connecter à la réalité du lieu. Je prends un café au comptoir, regarde du coin de l’œil une rediffusion du match de foot de la veille alors que je n’en ai absolument rien à foutre, c’est juste une manière pour me mettre dans le bain, pour ressentir autrement l’atmosphère embué d’un bistrot ou se mêlent les odeurs amers du café et des haleines alcoolisé du dimanche matin.

Cloé me rejoint vers 13h, nous mangeons trois tapas avant d’aller marcher sous les pins, au pied d’une parois rocheuse s’élevant au dessus du village.

Il fait noir à présent. Des plic touc ploc plouch tic envahissent l’espace acoustique de la silencieuse et profonde caverne. Seule les aboiements lointains des chiens andalous viennent parasiter le calme de la grotte. Je tente d’enregistrer le son des gouttes d’eau claquant sur leurs plaques de calcaire respective. Petite déception à la réécoute ce soir mais j’aurais vécu un bon moment dans cette Guebas (Grotte) de San Marcos.