Mardi 11 décembre 2012

45 km

Col du Torcal

N 36°57,849' W 4°30,722'

957 m

Jour 73 – Col du Torcal

Barth :Il a gelé cette nuit et le lever de soleil dans les oliviers fumants est tout simplement magnifique ! Nous mettons un peu de temps à nous arracher de la terre glaise collante de notre bivouac. Nous avons des semelles de plusieurs kilos à chaque pied, composées d’un mélange de glaise et de feuilles d’oliviers.

Une dizaine de kilomètres nous séparent d’Antequera, où nous ferons halte pour expédier les deux premiers mois d’objets du jour en France avant de passer la frontière marocaine. Quelques courses, un café rapide, je manque de peu de m’acheter une paire de Kroc’s pour remplacer mes sandales en cuir qui ont rendu l’âme, et nous voilà repartis. Nous devons franchir le col d’El Torcal, dix kilomètres de montée en zigzag sous un soleil qui commence à cogner un peu ! C’est dur et je finirais les derniers kilomètres en poussant mon vélo vu qu’en pédalant j’atteins la vitesse de 5km/h en faisant des pauses tous les 500 mètres. En marchant, j’avance à 4,5km/h mais sans m’arrêter… Le choix est vite fait !

On fini par atteindre le sommet pour un pique-nique et un séchage des tentes efficace. Le paysage est grandiose, la brume de chaleur qui estompe les successions de montagnes nous empêche d’apercevoir la mer qui est pourtant toute proche, à une quarantaine de kilomètres…

La descente de six kilomètres jusque Villanueva de la conception est un pur régal ! Sensation de glisse dans un magnifique paysage, juste un peu court par rapport au temps que nous avons mis pour grimper…

Nous nous arrêtons dans un café pour une pause internet et arroser l’ascension du matin. Encore une petite quarantaine de kilomètres avant d’atteindre Malaga, si nous voulons attraper le bateau de 13h sans trop de panique, il va falloir avancer encore un peu malgré le soleil qui commence à tomber. Nous roulons donc 15kms sur une petite route sinueuse qui surplombe une vallée incroyablement encaissée et verdoyante jusqu’à ce que la nuit nous force à nous arrêter sur une plate-forme qui semble être là pour nous. Plantage de tentes, repas rapide et nous nous couchons pour cette dernière nuit espagnole avant de traverser la Mediterranée demain.

Fanch : Malgré la fatigue, le sommeil n’a pas été facile à trouver hier soir. J’avais en tête toutes sortes d’idées allant du détournement de lampes de poches au design de mobilier d’une maison fantasmée. La maison, c’est pour plus tard… les lampes, pour bientôt je l’espère. Mais ce soir je tenterai d’orienter mes pensées vers quelque chose de peut-être d’un peu plus urgent, du genre : comment se confectionner des chaufferettes de poche sans avoir à utiliser de micro onde ou alors, une combinaison qui rafraîchit le corps quand le rythme cardiaque s’accélère (autant dire, en monté) et qui le réchauffe au repos, en descente… ce serait sûrement d’avantage de circonstance… Je ne le ferai pas mais ceci étant dis, l’idée est lancée, avis au amateurs.

Ce matin, réveil froid et glaiseux. Nous faisons route vers Malaga. La montagne nous gâte, elle se dévoile de plus en plus radieuse mais ne nous épargne pas.

Fanchic : l’ascension du Torcal sous un soleil radieux, c’est beau mais c’est long… Le panorama retrouve une vertigineuse beauté. Quelques montagne à peine nous sépare de la méditerranée, que l’on devine plus qu’on ne la voit. L’Andalousie nous offre une vue plongeante sur ses vallées, vertes c’est pas souvent. La descente dans une vallée oubliée comble mes regards panoramiques.