Samedi 24 janvier 2015

0 km

Railway train station, Lucknow

N 26°49,915' E 80°55,566'

130 m

Jour 758 – Lucknow

Barth : Nous avions convenu avec Biren que nous passerions quelques jours chez lui à notre retour à Lucknow pour faire plus amples connaissances avec ce providentiel « couchsurfer » qui a accepté de garder nos vélos et nos affaires pendant plus de deux mois. Une des toutes premières conversations que nous avons eu avec lui fut justement à propos de la confiance que nous lui avons faite en lui laissant tout ce que nous avons sans en savoir plus sur lui. C’est là qu’on mesure l’intérêt des réseaux du type Couchsurfing !

Biren

Biren

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Nous sommes vraiment bien tombés, sur une perle rare je pourrais dire ! Car en plus de nous avoir rendu cet immense service, Biren s’est mis en tête de nous faire goûter les délices de Lucknow sans que nous n’ayons un centime à débourser. Nous voilà donc hébergés comme des princes, avec chauffeur pour les visites et courses que nous avons à faire, et cuisinière pour combler nos appétits. Kebabs à la meilleure adresse de la ville, soufflé de lait à tous les desserts, apéritifs bavards le soir dans l’immense salon musée de la maison et petits-déjeuner aux premiers rayons sur la terrasse envahie par les oiseaux et les écureuils, de quoi pourrait-on se plaindre ?

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Après avoir longtemps travaillé dans des hôtels autour de Goa, Biren vit seul dans sa grande demeure pleine de souvenirs de famille et de tableaux qu’il pour la plupart peint lui-même. Il mène une vie bien réglée, entouré de son charmant personnel de maison, et il ne semble pas avoir de plus grand plaisir que celui de partager généreusement ce mode de vie, en recevant les couchsurfers qui se bousculent sur sa boîte mail. Nous avons entrevu grâce à lui une autre facette de l’Inde que celle qui nous saute aux yeux le long des routes, comme à l’occasion de cette mémorable soirée de dégustation d’un « bhang lassi » qui nous a entraîné dans des discussions sur le karma et la réincarnation !

Il nous aura fallu une petite semaine pour faire comprendre à Biren que bien que ce délicieux séjour nous enchante, les objectifs de notre voyage ne sont pas aussi épicuriens et notre projet ne nous permet pas de prolonger d’avantage les vacances cette fois-ci. Alors comme promis cher ami, nous reviendrons, sans vélos et sans boulot !

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Fanch : Parlons boulot un peu. Entre les différentes visites ou dégustations que notre hôte organise en notre honneur, et parce que la connexion internet le permet, Barth s’est attaqué à la synchronisation du site. Un gros morceau puisqu’elle n’avait pas été faite depuis novembre 2014. Comme d’habitude ceci implique la mise à jour des articles, des objets du jour (et de toute les informations qui leurs sont associées) et des derniers Haïkus. Mon compère s’est aussi penché sur l’édition des images d’Aquaphonics, l’installation pour laquelle nous sommes retournés en Malaisie et que vous avez à l’heure d’aujourd’hui probablement déjà découvert.

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D’autres interrogations sont à résoudre rapidement. Avec entre autres celle du renouvellement des assurances qui, en témoigne l’épisode de la dengue, peuvent s’avérer très utiles même s’il nous faut comme à chaque fois ouvrir grand le portefeuille (Aïe). Ensuite, c’est bien sûr l’itinéraire qui pose question. Les événements qui ont secoué la France début janvier et dont l’onde de choc se propage jusqu’ici mettent en péril, pour ne pas dire un terme, la traversée du Pakistan (trop peu d’informations à jour sur les véritables risques + casse-tête administratif + grosses dépenses). L’Iran est aussi sur le point de disparaître de notre route, le coût des billets d’avion additionné à celui des visas (pour seulement 15 jours) nous pousse à envisager d’autres destinations comme la Géorgie ou encore l’Ukraine. En attendant, nous sommes toujours en Inde avec le sentiment d’être un peu « coincés ».

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Concernant les « Objets Libre ». Nous avions contacté quelques organisations dont nous attendons toujours les retours… C’en est presque frustrant. L’Inde est pleine d’initiatives susceptibles d’alimenter nos recherches mais soit les contacts ne prennent pas, soit la géographie du pays et surtout les distances nous empêche d’y accéder.

Pour le moment, nous préparons nos sacoches pour monter demain dans le Marudhar Express qui nous devrait nous expédier de Lucknow à Jaipur en une douzaine d’heures. De là, nous devrions chevaucher nos bécanes et parcourir les routes du Rajasthan en espérant que les rencontres qui nous y attendent remettront l’atelier de Geocyclab sur la voix du libre, de la découverte et du partage.

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