Vendredi 21 décembre 2012

25 km

Taza

N 34°13,418' W 4°00,463'

484 m

Jour 83 – Taza

Fanch : Les mayas se seraient ils planté?

Étrange bivouac. J’écris pour la première fois sur ma tablette hyper hight tech devant le feu qui nous servira à cuire la soupe. Mélange de savoir faire primaire et de technologie moderne. C’est une tentative de vie en harmonie avec la nature et l’immatérialité du numérique. Cette expérience en est encore au stade expérimental, j’en tirerai donc les conclusion plus tard.

A droite, Ahmed qui nous a offert le thé.

Barth : C’est la fin du monde aujourd’hui, il va falloir en profiter ! Pour commencer la journée, un thé à la menthe, quelques pâtisseries et clémentines dans notre café wifi préféré. Le temps de mettre en ligne le dernier haïku et je file à la boutique de modems 3G pendant que Fanch fait quelques courses. Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’on pourra se connecter dans les oliviers, impossible de trouver un modem compatible avec ubuntu…

On se retrouve à l’hôtel un peu avant midi pour débarasser les lieux tout en discutant avec deux des sept soeurs. Elles vivent pour la plupart en France et sont rentrées en urgence au Maroc suite au décés de leur mère. Notre équipement fait son petit effet comme toujours et nous partons sous les encouragements !

Nous ne resistons pas au plaisir de manger une dernière fois les délicieuses croquettes de pommes de terre de la veille. C’est aussi l’occasion de dévoiler nos bécanes à tous ces patrons et serveurs de snacks et de bistrots dans lesquels nous avons passé ces dernières 48h ! Puis il temps de reprendre la route de Fès.

La sortie de la ville se fait en descente, toujours sous les klaxons et salués par de nombreux sourires et encouragements. On a un peu l’impression de faire le tour de France parfois. Au bout de quinze kilomètres de plat, le col de Touahar culminant à 556 mètres fait un peu violence à mes bronches affaiblies. Mais arrivés au sommet, nois sommes accueillis par le sourire malin de Ahmed, un petit grand-père qui ne parle pas un mot de français mais qui nous offre le thé ! Nous arrivons tout de même à tenir une sorte de conversation, toujours entrecoupée d’éclats de rires et de poignées de mains approbatives à chaque fois que nous pensons nous être compris. Un autre homme parlant espagnol se joint à nous, mais le soleil descend déjà, nous devons redescendre dans la vallée.

La descente est royale, et comme à chaque fois beaucoup trop rapide pour en profiter. Nous trouvons refuge entre un oued et un petit cimetière caché sous des oliviers centenaires. Montage des tentes, feu, dîner, la formule est toujours la même…