Mercredi 26 décembre 2012

0 km

Médina de Fès

N 34°03,766' W 4°58,139'

248 m

Jour 88 – Médina de Fès

Fanch : Cette journée commence par une soupe de fèves et avec un peu d’huile que l’on nomme ici le bissara, pas mal pour se préparer à affronter les évènements de ce jour. On est allé se perdre avec mon ami Barth dans le dédale labyrinthique de ruelles de la médina avec l’espoir d’y pêcher quelque chose d’exploitable. L’objectif est de se perde (pour cela, il n’y a aucun souci) et de chasser la poésie du lieu, et là, ça devient un peu plus complexe (c’est un travail en soi). Avec mon enregistreur audio, je passe « relativement » inaperçu mais dès que Barth sort le bout de son objectif, un attroupement s’agglutine rapidement autour de lui rendant toute manœuvre délicate voir impossible. On retentera le coup demain en changeant de technique.
Notre rendez vous à l’école d’informatique n’a rien donné, nous nous sommes cassé le nez. La personne qui devait nous recevoir était à Casablanca et sera « peut-être » là demain… incha’allah.
De retour à l’hôtel, je me permet d’interroger le réceptionniste au sujet des horaires de prière.

  1. 5h49
  2. 12h26
  3. 15h00
  4. 17h24
  5. 18h43

Puis une discussion s’enclenche, remarquant son ouverture d’esprit, nous lui posons tout un tas de questions auxquelles il répond quasiment systématiquement en se référant aux écritures sacrées du Prophète. Et le dialogue se meurt trop vite à mon goût car à la suite d’une question contenant le mot « pourquoi »  la réponse commence souvent par  un « parce que, c’est écrit… ». Affaire à suivre.


Barth : Nous avons rendez-vous avec Fanchic vers 10h pour aller manger un bissara suivant la recommandation de Mohamed. Une bouillie de fèves avec de l’huile qui à défaut de nous rassasier nous fait passer un moment typique de la journée d’un marocain de Fès. Un dernier thé et nous disons au-revoir à Fanchic qui reprend la route. C’était rapide mais chouette de se retrouver ici pour Noël, de notre côté on reste encore un peu en ville !

La matinée se termine par quelques pages d’écriture et quelques communications web et téléphoniques. Après manger, nous nous enfonçons dans la medina armés de nos appareils, en quête d’un sujet de haïku. Nous tombons alors sur Mohamed, le guide élégant de la veille qui réussit à nous entraîner sur le souk des pauvres et jeter un oeil dans un vieux riad… C’est vraiment difficile de se promener dans la medina sans être assisté ou pris en charge par quelqu’un. Les conditions minimum pour un bon haïku sont la disponibilité, un peu de concentration, et surtout de l’indépendance… Le challenge est élevé dans la medina ! Nous remettrons ça demain car il est l’heure de rejoindre la ville nouvelle pour notre rendez-vous à l’école d’informatique.

Après qu’on nous ai fait comprendre que je ne sais pour quelle raison le professeur visé ne sera pas là aujourd’hui, mais peut-être demain… Bref, je n’y crois plus vraiment et je commence à avoir l’impression de perdre du temps. Pour compenser, nous profitons de notre présence dans la ville nouvelle pour nous connecter dans un des nombreux café disposant d’une connexion wifi digne de ce nom ! Il est temps de synchroniser le site, ce qui nous amène jusqu’au dîner.

Après un bol de soupe et quelques croquettes de pommes de terre, nous reprennons un taxi direction l’hôtel. Le chauffeur vit juste à côté et parle bien français. Nous sympatisons un peu sur le trajet et rendez-vous est pris vendredi à 13h pour manger un couscous, préparé par sa femme bien sûr..!

 

Haiku 011 – Medina

Pour ne rien manquer, nous vous conseillons l’usage d’un casque audio pour le visionnage de cette vidéo.