Vendredi 28 décembre 2012

0 km

Fès

N 34°03,635' W 4°57,966'

265 m

Jour 90 – Fès

Barth : Ce soir Fanch m’abandonne pour rejoindre sa douce à Marrackech. La journée se passe donc entre rangement des affaires et derniers travaux à réaliser ensemble. Nous avions rendez-vous le midi pour manger le couscous avec un chauffeur de taxi rencontré deux jours plus tôt mais nous ne l’avons pas revu…

Nous avons donc le temps cet après-midi de faire une réunion de travail filmée pour donner des nouvelles plus axées sur le fil rouge de Geocyclab. L’exercice s’est bien passé et nous avons décidé de le répéter assez souvent ! Et déjà c’est l’heure de nous quitter. Je suis un peu perturbé de voir Fanch faire ses sacoches sans moi. C’est une activité que nous exerçons ensemble le plus souvent… Et le voici parti dans la foule des grands jours de la medina, pour rejoindre la gare routière.

Pour ma part, j’ai décidé de rester à Fès pour avancer un peu sur différents montages, et pousser plus avant l’immersion dans la vie de la medina qui commence à me happer. Je retrouverai Fanch le 2 janvier à Rabat.

Fanch: Un mlaoui (comment dire, ça ressemble au kouign-amann mais sans beurre et sans sucre), un oeuf, un yahourt, une clémentine et un thé chiba (absinthe), c’est top pour commencer une journée. Un petit dèj’ en bonne et dû forme.

Je finis quelques affaires personnelles et me prépare à partir, puis Barth et moi grimpons sur le toit du petit hôtel pour tenter une chose que nous n’avions jamais pris le temps mettre en œuvre, peut-être est ce notre timidité qui nous l’empêchait…ou pas. Quoiqu’il en soit, nous allons tout deux rentrer dans le champs de la caméra de Geocyclab, un petit « live » pour faire un bilan de ce qui à été réalisé jusqu’à présent et pour mettre en perspective nos objectifs prochains. C’est un nouvel exercice que l’on sera amenés à effectuer de plus en plus régulièrement.

Il est 20h11, mon vélo est démonté et rangé proprement dans la soute du bus qui me mènera à Marrakech dans une dizaine d’heures. Rendez-vous galant en perspective, je quitte donc Fès laissant Barth dans la jungle de la médina, je ne l’abandonne que quelques jours, puis je le rejoindrai à Rabat aux alentours du premier janvier. Mon voisin de banquette est un jeune homme de 22 ans, étudiant en science-po et écrivain à ses heures perdues il me parle de la vie avec une fraîcheur inattendu mais non sans un esprit critique aiguisé. La conversation va durer trois bonnes heures et c’est avec plaisir que je l’écoute parler de son pays natal avec tant de recul.

La route est encore longue, je vais tenter de dormir un peu.