Dimanche 5 juillet 2015

75 km

Route de Dobra, tunnel n11, Serbie

N 44°34,416' E 22°01,072'

126 m

Jour 920 – Arrivée à Belgrade

Barth : En entrant en Serbie, nous venons de faire disparaître le décalage horaire avec la France ce qui a pour premier effet de faire se lever le soleil aux alentours de 4h30 du matin. Comme la météo est en train de tourner au plein soleil, il est de bon ton de se lever aux aurores et de pédaler au maximum tant que la fraicheur matinale ne s’est pas évaporée. Sentir la chaleur des premiers rayons solaires en admirant le paysage du Danube me renvoi en Asie, dans ce souvenir d’aubes tropicales qui annoncent la fournaise des heures suivantes. Nous avons ainsi pris l’habitude de décoller à l’heure où les abeilles partent au boulot…

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Nous abordons à présent la partie la plus spectaculaire du Danube, les gorges de la porte de fer ! Après avoir eu le plaisir de saluer Marie, une quimpéroise pédalant vers la mer Noire, c’est parti pour quelques grimpettes et des paysages assez grandioses à la clé et sur une route plutôt calme en comparaison avec celle que nous apercevons côté roumain. Notre ami Tobias dont le rythme de pédalage est un peu plus intense que le notre, nous abandonne pour foncer en avant, et le jour suivant, après une longue série de petits tunnels nous voilà déjà sortis de la montagne. Ces derniers jours, le thermomètre n’en finit pas de grimper, au point qu’il devient difficile de pédaler aux heures les plus chaudes. Un bon prétexte pour déguster une bière en relançant les contacts sur internet en vue de notre arrivé à Belgrade…

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Sam

Sam

Tobias

Tobias

Une dernière étape à Kovin où j’arrose d’une bouteille de vin blanc serbe mes 34 printemps révolus, et quelques coups de pédales nous ramène au bord du Danube qu’il suffit de traverser pour se retrouver au cœur de Belgrade. Nous filons directement à Bike Kitchen, un atelier ouvert de réparation de vélos où Nikola nous attend pour nous remettre les clés de l’appartement de Marija et Andreja, deux membres du collectifs qui viennent de partir pour une rando vélo. L’appart n’est pas disponible le soir même, on s’offre donc le luxe d’une petite nuit dans un hôtel du centre, avec comme à chaque fois d’émouvantes retrouvailles avec le concept de la douche chaude, avant de retrouver Tobias pour un dîner en ville.

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Le lendemain, au moment de quitter notre hôtel, nous croisons trois jeunes migrants syriens en quête d’un endroit qui accepterait les sans-papiers pour une nuit… Au dire de la réceptionniste, la Serbie semble être un point de transit important pour ces réfugiés de plus en plus nombreux qui cherchent à rejoindre les pays les plus riches de l’Europe. Un peu plus loin, c’est Alexandar, un papi qui n’a pas la langue dans sa poche et à qui nous tenons le crachoir pendant une bonne demie-heure en écoutant ses souvenirs malicieux des sixties dans un anglais approximatif. L’ambiance de Belgrade est estivale, et malgré ses deux millions d’habitants la capitale Serbe paraît si calme en comparaison à nos souvenirs d’Istanbul ! Nous voilà donc avec un appartement pour quelques jours, le temps que Fanch et Roxana nous rattrapent… Avec deux chats, l’un noir, l’autre blanc, en guise de colocataires, qui font remonter de ma mémoire les mélodies savoureuses du chef d’oeuvre de Kusturica du même nom…

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