Mardi 01 janvier 2013

0 km

Fès

N 34°03,590' W 4°57,914'

218 m

Jour 94 – Fès

Barth : Petit tour à la ville nouvelle aujourd’hui. J’ai bossé tard hier soir pour finir le montage de « la réunion de travail », j’ai hâte de savoir ce que Fanch va en penser avant de le mettre en ligne. Bref, pas de festoiements hier soir, ni pour moi, ni pour les habitants de Fès. Peut-être juste un occupant de l’hôtel qui se faisait une soirée télé tardive dans le hall à côté de ma chambre… Mais on était bien loin du show du Crazy Horse !

Dans le taxi qui m’emmène à la nouvelle ville, je tente un « bonne année » à l’adresse du chauffeur qui m’avait prévenu qu’il ne parlait qu’un chouia français. La réponse fut « bonne année pour toi, pour les musulmans ce n’est pas aujourd’hui… » Ok. Et bien, bonne année à moi alors ! Cool !.. Il faudra que je sorte l’histoire de Geocyclab pour détendre l’atmosphère et nous quitter sur un « bonne année quand même ! ». En tout cas j’aurais compris que la saint Sylvestre au Maroc n’est pas forcément très bien vue…

Sur ces passionnantes considérations, et après avoir réservé ma place dans le bus pour Rabat de demain, je m’en suis donc retourné à la Medina pour déjeuner. Je tombe ensuite sur Mo, le canadien de notre hôtel, avec qui je papotte politique et histoire de France en anglais en attendant désespérément un thé à la menthe qui tarde à être servi. Mo repart le soir même pour Casablanca, ou peut-être Rabat. Si on ne se revoit pas, bonne route à toi l’ami !

Comme le jour de Noël, il pleut pour le jour de l’an. Un crachin doux qui brumise la crasse de la medina pour produire une sorte de pâte grasse qui finit par recouvrir le sol. Le soleil, sans arriver à crever la couche nuageuse, diffuse une lumière dorée qui se reflète sur les parois luisantes de la ville… Je retourne une dernière fois dîner dans mon restaurant préféré. Sorte de stand muni de trois tables en plastiques, d’une cuisinière à gaz et d’un petit lavabo et où pour un euro je déguste une soupe, un oeuf, du pain, et quelques innévitables croquettes de pommes de terre épicées. Pas de la grande cuisine bien sûr, mais l’assurance de manger bon et chaud au prix juste !

Fanch : 5h15. Nous avons tout deux du mal à émerger. Mais nous n’avons malheureusement pas le choix car Cindy doit se rendre à l’aéroport pour 7h00. On s’active… La séparation n’est pas évidente mais nous nous reverrons ailleurs, bientôt, j’y pense et ça m’aide à garder le moral. De tout façon il ne faut pas trop que je rêvasse car je dois retourner en ville afin de récupérer mes affaires ainsi que mon vélo puis foncer à la gare CTM (compagnie transport marocain). D’après les informations du site web de CTM, à 10h30, une navette part pour Rabat où je devrai rejoindre Barth et peut-être même Fanchic, je n’ai donc pas de temps pour me reposer sur mes lauriers. Aller on enchaîne…

10h, je suis à la gare routière… pas de cars pour Rabat aujourd’hui… merde. La compagnie ferroviaire ne veut pas entendre parler de vélo, j’essaie une autre compagnie de cars, j’insiste, en vain. Je trouve une auberge de jeunesse à deux pas, je m’y installe avant d’aller errer en périphérie du centre ville. Concernant le car, je croise les doigts pour demain.