Les Howard

Los Angeles - Californie
4 décembre 2013 - N 33°58,486' W 118°02,138'

Nous avons rencontré Les à Tijuana, quelques jours avant d’entrer aux Etats-Unis et il nous avait alors proposé de passer le voir quand nous serions à Los Angeles, ce que nous n’avons pas manqué de faire. La dizaine de jours passés chez lui en sa compagnie fut une délicieuse expérience et Les a donc rejoint la longue liste des personnes qui nous ont hébergé, et nous avons choisi de le désigner comme ambassadeur de tous nos hôtes californiens.

C’est aussi sont point de vue de sociologue et son expérience du phénomène communautaire des sixties qui nous a poussé à faire de ce portrait un Objet Libre de notre galerie.

Lire le commentaire
  • ⫹⫺T_F⫹⫸ - le 12 mai 2014 :

    Ça m’a donné envie de le partager avec le plus grand nombre, donc voici une petite interprétation rapide et non sans erreurs pour ceux que la langue de Shakespeare rebute. Pour les autres, vos aides et corrections sont les bienvenues, c’est en creative commons 🙂

    Je vais le faire. Il est quelle heure là?

    Je m’appelle Les Howard, j’ai grandi à ??? qui est juste de l’autre côté de la vallée de Withier où nous sommes en ce moment , dans le sud de la Californie, à côté de LosAngeles, sous la voie aérienne de l’aéroport national de Los Angeles.
    Je suis allé à Whittier College à Whittier puis je suis parti pendant vingt ans.

    Ces trente dernières années, je suis revenu enseigner à Whittier College.
    Je suis maintenant en retraite partielle : je ne donne que deux cours chaque année
    Je suis sociologue et je suis descendu ??? à Tijuana où j’ai rencontré Fanch et Barth. Et en cinq minutes j’ai réalisé que ce serait une très bonne idée de leur proposer de visiter Whittier pour que je puisse mieux les connaître et qu’ils puissent partager avec les gens du coin

    Je me suis demandé à quel point mon expérience des années soixante et soixante-dix venait d’un moment historique et à quel point c’est venu d’un moment de ma propre vie, et c’est intéressant d’avoir ces visiteurs qui sont au point de leur vie où j’étais moi-même dans les années soixante – soixante-dix.

    Leur intérêt dans une culture du partage est très similaire a ce qu’on a pu vivre dans la culture de l’autostop et du squatte de canapé dans les maison de chacun.
    C’était l’idée que tu donnes… Ce n’est pas un échange à quelqu’un. Tu donnes à une communauté et tu prends à une communauté.

    Quand tu conduis, tu prends des autostoppeurs et là tu sens que tu as contribué à l’institution de l’auto-stop et tu es libre de faire du stop aussi.
    À vingt ans, je faisais du stop avec des copains, et j’ai eu de très bonnes expériences, et de nouveaux amis, que je n’aurais jamais connu si j’avais pris les transports en commun.

    Donc, recevoir des gens de la France, dans ma propre maison, semble être la continuation de cette expérience et de cette aventure.

    Et bien notre ami, vous connaissez Andy Wallace, vous l’avez rencontré.
    Je connaissais le concept, mais c’est vraiment Andy qui a été le premier de mon entourage à être vraiment enthousiaste au sujet de l’opensource.
    Ça m’a fait prendre conscience de l’idée, donc quand c’est apparu, j’étais plus sensible à ça.

    Mais c’est vraiment votre visite qui m’a fait penser à la relation entre l’opensource et une culture plus récente et plus générale du partage.

    Les gens qui, d’une certaine manière nous ont donné internet, et beaucoup de notre technologie, c’étaient ceux qui étaient poussés, à passer toute la nuit dans les salles d’ordis, uniquement parce qu’ils étaient poussés par leur curiosité à voir ce qu’ils pouvaient faire.

    Ça aussi c’est comme l’idée de l’opensource. Ils n’étaient pas poussés par l’idée de devenir riches. La plupart d’entre eux allaient, pensaient qu’ils allaient passer leur vie dans les universités.
    Mais ils étaient poussés par de nouvelles possibilités qui pouvaient modifier leur vies et celles de ceux autour d’eux.

    Je suis ravi qu’il y ait cette tendance dans notre culture mais je vois en même temps une tendance à l’appropriation, même de ce qui vient de l’opensource pour faire des profits privés.

    Et il y a une tension constante ; je pense qu’une grande partie de la créativité provient de la montée de l’opensource ; autant beaucoup est propriétarisé par des gens ou des entreprises qui veulent faire des choses propriétaires, qui veulent faire de l’argent et je pense, que d’un côté on a l’idée de l’opensource, et de l’autre on a l’idée de la propriété intellectuelle et de la propriété artistique.

    Et une des chose qui m’a mené à votre travail, c’est que vous diffusiez votre travail avec des moyens opensource sur internet. C’est comme du graffiti, c’est un art qui défie la commodité. Ce n’est pas de l’art qui est produit pour un échange, mais plus pour l’expression et le partage. Et vous trouvez des moyens de survie qui sont en lien mais qui ne sont pas non plus à propos de vendre des objets en particulier.

    Vous voyez, il y a toujours des contradictions parce que, en même temps, si vous voulez poursuivre votre vision opensource, il vous faut des sponsors.
    Donc c’est comme le système de mécénat de l’art, qui après pourrait éventuellement être remplacé par le système des galeries.

    Mais alors c’est toujours représenté par des subventions et une culture du support pour cette forme particulière d’art, qui fait avancer l’art, créé une pression sur l’art pour qu’il soit moins nuisible. Donc il y a toujours une tension avec les artistes qui pourrait ne pas vouloir créer un art moins nuisible, et le besoin de survivre soit par le marché ou par les subventions ou par le mécénat.

Poster un commentaire

Objets Libres